La Syrie, un test pour la crédibilité de la Ligue arabe

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L'organisation panarabe doit surmonter ses vieilles divisions et ses inerties pour devenir un acteur diplomatique opérationnel.

«La Ligue arabe, c'est une voiture en panne au bord de l'autoroute avec les quatre pneus crevés mais dont l'autoradio continue de fonctionner»: le propos du politologue et ex-ministre libanais Ghassan Salamé éclaire le défi qui attend en Syrie l'organisation panarabe: surmonter ses vieilles divisions et ses inerties pour devenir un acteur diplomatique opérationnel et donc crédible. Les révoltes arabes ont enclenché un grand mouvement de bascule, mais cette mue reste à confirmer. Fondée en 1945 pour renforcer les relations entre ses vingt-deux États membres (sept au début), la Ligue a d'emblée été fracturée par la guerre ­froide et par les rivalités entre les monarchies traditionnelles (Arabie saoudite, Maroc...) et les républiques révolutionnaires (l'Égypte de Nasser, la Libye de Kadhafi). Une fonction tribunicienne - la dénonciation systématique d'Israël - masquait son impuissance politique. Son unité a toujours été mise à mal par la prévalence des

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