La Syrie prête à coopérer avec les Occidentaux contre l'EI

le
1

(Actualisé avec citation §5, Russie §12-14) par Mariam Karouny et Sylvia Westall BEYROUTH, 25 août (Reuters) - La Syrie est prête à collaborer à une initiative internationale, y compris avec les Etats occidentaux, pour combattre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) sur son territoire, a déclaré lundi le ministre syrien des Affaires étrangères. Walid al Moualem estime que la Syrie représente un partenaire essentiel dans la guerre contre l'EI qui contrôle de vastes zones de son pays et de l'Irak. "Géographiquement et d'un point de vue opérationnel, la Syrie est le centre de la coalition internationale pour combattre l'Etat islamique", a-t-il estimé lors d'une intervention à la télévision. "Les Etats doivent s'en rendre compte s'ils entendent combattre sérieusement le terrorisme" a-t-il poursuivi. Interrogé sur la possibilité de voir les Etats-Unis mener des frappes aériennes contre les positions de l'EI en Syrie, Moualem a dit que son pays était prêt à coopérer avec n'importe quelle nation combattant les activistes. A la question de savoir si Damas était prêt à oeuvrer avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne contre les islamistes, il a répondu qu'Américains et Britanniques "étaient les bienvenus". Il a toutefois ajouté que toute opération aérienne conduite sans l'approbation préalable du gouvernement syrien serait considérée comme une agression. La Maison blanche avait indiqué vendredi que les Etats-Unis étudiaient la possibilité d'étendre la lutte contre l'EI en Syrie après une série d'opérations aériennes contre les positions des djihadistes en Irak. "MOYENS PRAGMATIQUES" Washington maintient son soutien à l'opposition syrienne en lutte depuis près de trois ans et demi contre le pouvoir du président Bachar al Assad. Les Etats-Unis avaient envisagé la possibilité de mener des bombardements contre l'armée syrienne l'an dernier après des attaques à l'arme chimique contre des populations civiles. Les troupes pro-Assad avaient été accusées d'être responsables de ces attaques. Le ministre syrien des Affaires étrangères a en outre invité les pays voisins à partager leurs renseignements sur les djihadistes avec Damas. A Berlin, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a assuré que l'Allemagne n'avait aucune intention de renouer le contact avec le gouvernement syrien, malgré la menace que représente l'Etat islamique. Face à cette évolution sur le terrain, le ministre russe des Affaires étrangères a appelé les Occidentaux et les pays arabes à surmonter leur mépris pour le président Bachar al Assad et à s'allier à lui contre les djihadistes. "Je pense que les Occidentaux ont déjà pris la mesure de la rapide propagation de la menace grandissante", a dit Sergueï Lavrov. "Ils vont bientôt devoir déterminer ce qui est le plus important: un changement du régime syrien pour satisfaire des inimitiés personnelles et prendre le risque d'une détérioration de la situation au-delà de tout contrôle ou trouver des moyens pragmatiques pour unir les efforts contre la menace commune", a commenté le chef de la diplomatie russe. (Mariam Karouny avec Noah Barkin à Berlin, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3182284 le lundi 25 aout 2014 à 15:05

    Bachar notre ami.....Kerry, Fabius, l'honneur serait de démissionner. Ah ce n'est pas dans le vocabulaire politique j'oubliais.