La Syrie exige d'être associée à toute action contre l'EI

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(Actualisé avec département d'Etat, derniers paras) DAMAS, 11 septembre (Reuters) - Toute intervention étrangère en Syrie sera perçue comme une agression à moins qu'elle n'ait reçu le feu vert de Damas, a déclaré jeudi un ministre syrien au lendemain d'un discours dans lequel le président américain Barack Obama s'est dit prêt à des frappes aériennes dans ce pays. "Sans l'accord du gouvernement syrien, toute action, quelle qu'en soit la forme, est une agression contre la Syrie", a dit Ali Haidar, ministre de la Réconciliation nationale. "Il doit y avoir une coopération avec la Syrie et une coordination avec la Syrie et un accord syrien pour toute mesure, qu'elle soit militaire ou pas", a-t-il dit. Barack Obama a annoncé mercredi aux Américains sa volonté d'intensifier sa lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique en autorisant pour la première fois des frappes aériennes en Syrie et une intervention accrue en Irak. ID:nL5N0RB5SB A Washington, la porte-parole du département d'Etat, Marie Harf, a souligné jeudi que toute action militaire américaine en Syrie viserait les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, devenu Etat islamique) et non les forces gouvernementales syriennes. Barack Obama, a-t-elle dit, "a répété que (le président Bachar al) Assad avait perdu toute légitimité et devait s'en aller mais il a aussi clairement dit que sa priorité était la sécurité du peuple américain". "L'EIIL représente pour nous une menace et c'est de lui que nous nous occuperons en cas d'action en Syrie", a-t-elle ajouté. (Sylvia Westall et David Storey; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français)

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