La Syrie, à huis clos, sombre dans la violence

le
0
D'importants renforts ont été envoyés lundi dans le nord du pays où, après trois mois de crise, des militaires auraient fait défection

Que s'est-il vraiment passé à Jisr al-Choughour? Alors que lundi, des troupes du régime syrien étaient dépêchées en renfort vers cette localité du Nord-Ouest où 120 membres des forces de sécurité ont été tués lundi dans des conditions obscures, le ministre de l'Information a évoqué le «devoir national de rétablissement de la sécurité».

La veille au soir, la télévision d'État, acquise au pouvoir, avait pointé du doigt des «bandes armées», les accusant d'avoir tendu une embuscade aux policiers. Toujours selon la chaîne nationale, qui s'est gardée de diffuser des images de la ville endeuillée, «les agresseurs ont mutilé certains des corps et les ont jetés dans une rivière».

«Mensonge!», s'emporte un dissident syrien, contacté par courriel à Damas, qui conteste cette version officielle. Pour lui, comme pour de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme, le doute n'est pas permis. Il s'agit d'une mutinerie interne aux forces de l'ordre s

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant