La syndicaliste CFDT d'Areva remise en liberté

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PARIS (Reuters) - La syndicaliste CFDT d'Areva placée en garde à vue mercredi matin dans le cadre de l'enquête sur l'agression dont elle dit avoir été victime a été remise en liberté jeudi, a-t-on appris auprès de parquet de Versailles.

Maureen Kearney a été entendue par la section des recherches de la gendarmerie de Versailles.

Selon Le Parisien, daté de mercredi, les enquêteurs agissent dans le cadre d'une procédure de dénonciation de crime ou délit imaginaire. Mais le parquet a précisé que le motif était en cours d'examen.

"La garde à vue a été levée et le dossier est en cours d'examen", a dit une porte-parole.

La syndicaliste avait affirmé le 17 décembre avoir été agressée et violée à son domicile d'Auffargis par un homme seul, encagoulé et armé d'un couteau.

Le quotidien Libération, qui avait révélé l'affaire, avait fait le lien entre cette agression et un récent accord passé par Areva et EDF avec la Chine.

Le quotidien précisait que Maureen Kearney s'était intéressée de près à cet accord, dont elle demandait avec d'autres syndicalistes une copie. Areva avait menacé de porter plainte contre le quotidien.

Signé le 19 octobre par Areva, EDF et China Guangdong Nuclear Power Corporation Holding (CGNPC), le texte prévoit notamment la mise en commun d'équipes en vue d'élaborer un nouveau réacteur de troisième génération.

Anne Lauvergeon, ancienne présidente du directoire d'Areva, avait été entendue par les gendarmes à la suite de la plainte déposée par Maureen Kearney.

Gérard Bon, édité par Yann Le Guernigou

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