La survie de La Redoute est en jeu, prévient Kering

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SELON KERING, LA SURVIE DE LA REDOUTE EST EN JEU
SELON KERING, LA SURVIE DE LA REDOUTE EST EN JEU

PARIS (Reuters) - Kering prévient que l'avenir de La Redoute dépend de l'acceptation en l'état du plan social présenté par la direction de son ex-filiale, pour l'heure rejeté par une majorité des syndicats.

"La survie de La Redoute est en jeu", titre Kering dans un communiqué diffusé mercredi. "A ce jour, il n'y a pas d'autre repreneur pour l'entreprise, et Kering ne continuera pas à financer les pertes de La Redoute sans plan de transformation."

Kering a cédé La Redoute en décembre pour un euro symbolique à deux dirigeants de la société de vente par correspondance, Nathalie Balla et Eric Courteille.

La nouvelle direction a annoncé la suppression de 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Kering s'est de son côté engagé à financer le projet des repreneurs et les mesures sociales à hauteur de 520 millions d'euros.

La CFDT, syndicat majoritaire à La Redoute, la CGT et Sud ont jugé insuffisant le protocole d'accord que la direction soumet à leur signature d'ici jeudi soir. La CFE-CGC a quant à elle décidé de quitter l'intersyndicale car elle refuse que des blocages de sites soient organisés à l'appui des revendications.

"Kering considère que les propositions formulées lors de la dernière réunion du lundi 17 mars sont fermes et définitives", souligne le groupe dans son communiqué.

"L'avenir de La Redoute est aujourd'hui suspendu à l'acceptation ou au refus de l'accord sur les mesures d'accompagnement social mis à la signature ce jeudi 20 mars."

"(...) La pérennité et le développement de l'entreprise ne sont pas envisageables sans cet accord", insiste Kering.

Lors d'une assemblée générale mardi sur le site de La Martinoire, à Wattrelos (Nord), une majorité des quelque 300 salariés présents ont voté contre le protocole d'accord, a-t-on appris auprès de la CGT.

La direction de La Redoute propose une indemnité minimale de départ volontaire de 20.000 euros, à laquelle s'ajoute 750 à 1.200 euros selon les cas par année d'ancienneté, plus un mois de salaire pour les 50-54 ans et deux mois pour les 55 ans et plus.

Les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros et 1.500 euros par année d'ancienneté.

(Dominique Rodriguez, édité par Jean-Michel Belot)

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  • M4426670 le mercredi 19 mar 2014 à 15:01

    C'est d'ailleurs, leur objectif. C'est la "cinquième colonne"!

  • M4426670 le mercredi 19 mar 2014 à 15:00

    Kering ferait mieux de tout lacher maintenant: même si les syndicats signent l'accord, rien ne les empêchera, malgré leur "signature" de mettre la pagaille ultérieurement! Ils n'ont pas de parole, pas de signature, juste un compte en banque à remplir!