La surveillance du tueur d'Orlando par le FBI en question

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Un membre du FBI, à Orlando le 13 juin.
Un membre du FBI, à Orlando le 13 juin.

Omar Mateen était depuis plusieurs années dans le radar du Federal Bureau of Investigation. Cela fut sans conséquence sur son permis de port d’arme ou son emploi dans le secteur de la sécurité privée.

Comment Omar Mateen, l’auteur de la tuerie d’Orlando, qui a fait, dimanche 12 juin, 49 morts et 53 blessés, a-t-il pu passer entre les mailles du filet ? Car même si l’Américain d’origine afghane avait un casier judiciaire vierge, il était depuis plusieurs années dans le radar du Federal Bureau of Investigation (FBI).

Mateen avait été ainsi entendu une première fois en 2013 à la suite d’une plainte de collègues de travail au sein de l’entreprise de sécurité G4S. Il avait laissé entendre que des membres de sa famille étaient liés à Al-Qaida et qu’il espérait que les forces de l’ordre « perquisitionnent son appartement et s’en prennent à sa femme et à ses enfants pour devenir lui-même un martyr », a indiqué, lundi, le directeur du FBI, James Comey.

Au fil d’une enquête de dix mois, les agents du principal service fédéral de police judiciaire et de renseignement intérieur vont l’interroger à deux reprises et éplucher ses conversations téléphoniques. En vain. Mateen affirme alors qu’il a parlé sous le coup de la colère, parce que ses collègues le provoquaient à cause de ses origines. Sans élément plus tangible, le dossier est refermé.

Mais un an plus tard, de nouveaux soupçons pèsent sur lui. Cette fois, les enquêteurs se penchent sur les liens qu’il aurait entretenus avec Moner Mohammad Abu Salha. En mai 2014, cet homme avait commis un attentat-suicide en Syrie, le premier perpétré par un Américain. Il avait grandi à Vero Beach (Floride), à quelques kilomètres au nord de Po...

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