La Suisse vend un amphithéâtre romain du Ier siècle

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Théoriquement, un particulier pourrait se porter acquéreur! Ce théâtre avait été restauré il y a quelques années pour 5 millions de francs suisses, soit 4,8 millions d’euros. À son apogée, il pouvait accueillir 10.000 personnes.

L’endroit était autrefois appelé par les Romains «Vindonissa». La Confédération helvétique vient de mettre en vente le plus vieil amphithéâtre romain de Suisse, datant du Ier siècle après J-C. Le monument se trouve dans la ville de Windisch - qui est donc la déclinaison moderne de Vindonissa - dans le canton d’Argovie. Pourquoi cette mise en vente? Tout simplement parce que «l’entretien des bâtiments historiques ne fait pas partie de ses compétences premières», explique Berne pour se justifier. Avec ses 112 mètres de longueur et ses 98 mètres de largeur, c’est le plus grand amphithéâtre de Suisse. Son arène est longue de 64 mètres et large de 51 mètres. Aujourd’hui les gradins et les murs supérieurs en bois ont disparu, mais les spécialistes estiment que l’ensemble atteignait une hauteur de près de 14 mètres, il pouvait accueillir 10.000 spectateurs.

Dans un premier temps, la vente sera proposée au canton et à la commune. Sans intérêt de leur part, un appel d’offres sera lancé précise Jonas Spirig de l’Office fédéral des constructions et de la logistique, confirmant une information du quotidien suisse Blick. Théoriquement, un privé pourrait donc acquérir ce site, que les Romains utilisaient pour les jeux du cirque! Si ce second cas de figure se présente, que le particulier soit prévenu: les frais liés à une telle acquisition sont pour le moins effrayants! «L’acheteur doit être en effet capable de garantir la restauration, l’entretien ainsi que la préservation du patrimoine culturel», a souligné M. Spirig.

Généralement, de tels biens culturels sont détenus par les cantons. Mais pour des raisons historiques, certains bâtiments sont aux mains de l’Etat fédéral. Il en va ainsi de l’amphithéâtre de Windisch, restauré il y a quelques années pour près de cinq millions de francs. La décision de vendre le site avait été prise en 2009, dans le cadre de l’examen des tâches de la Confédération.

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