La Suisse, toujours numéro un mondial de la gestion de fortune

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La Suisse gère 2 023 milliards de francs suisses offshore, c'est-à-dire d'argent ayant franchi les frontières.
La Suisse gère 2 023 milliards de francs suisses offshore, c'est-à-dire d'argent ayant franchi les frontières.

Depuis plusieurs mois, la presse économique annonce que la pression s'accroît sur les centres financiers offshore pour qu'ils durcissent la lutte contre la fraude fiscale. Pourtant, la dernière étude du cabinet Deloitte semble attester que les grandes fortunes ne se bousculent toujours pas pour quitter les pays offrant une fiscalité particulièrement douce. En effet, la Suisse reste numéro un mondial de la gestion de fortune*. Elle gère 2 023 milliards de francs suisses offshore. Il s'agit d'argent ayant franchi la frontière.

Mais en ajoutant l'argent qui appartient à des résidents en Suisse, soit 1 957 milliards de francs suisses, le total de la masse sous gestion détenue par les établissements financiers de la Confédération atteint 3 979 milliards de francs (pratiquement le même montant en euros). L'argent onshore, appartenant à des Suisses et à des étrangers vivant dans la Confédération, représente aujourd'hui 49 % des actifs placés dans le pays (contre 42 % en 2008).

Le Royaume-Uni, numéro deux

Les raisons ? Berne a bien annoncé qu'elle abandonnerait le secret bancaire en 2018, mais cela ne concernera que les non-résidents qui placent leurs économies dans le pays. Pas les personnes établies sur les bords du lac Léman ou celui de Neuchâtel. Pour échapper définitivement au fisc, un Français ou un Allemand a donc tout intérêt à déménager dans la Confédération. D'autant que le peuple suisse a refusé à une large...

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  • d.e.s.t. le mardi 3 fév 2015 à 13:16

    Rien d'étonnant, avec tous ces politiciens corrompus du monde entier qui y planquent leurs rapines!

  • lechypre le mardi 3 fév 2015 à 13:10

    une honte...