La Suisse tente d'éviter la mise au pilori

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Le résultat du vote de dimanche risque de coûter cher à la Suisse.
Le résultat du vote de dimanche risque de coûter cher à la Suisse.

Le résultat de la votation de dimanche a provoqué un séisme en Suisse. À cause de cette "initiative" proposée par l'Union démocratique du centre (UDC), les Suisses ont voté contre l'immigration de masse. En conséquence, le pays est "menacé par l'isolement et par une relégation en deuxième division". C'est donc à Christoph Blocher, le leader de l'UDC, d'aller à Canossa, sinon à Bruxelles, comme "secrétaire d'État spécial" pour tenter de renouer le dialogue avec les Européens ! Ce n'est pas une mauvaise blague, mais une proposition très sérieuse de Philipp Müller, le président du Parti libéral-radical (PLR), l'un des piliers de la coalition gouvernementale. Certes, le socialiste genevois Manuel Tornare a aussitôt jugé cette suggestion "digne de Groucho Marx". Il n'empêche. Le communiqué du PLR atteste de l'extrême désarroi qui s'est emparé du Conseil fédéral (gouvernement) au soir du 9 février. Les économistes du Credit Suisse estiment déjà que la croissance du produit intérieur brut devrait baisser de 0,3 %, et que la création d'emplois va se réduire de 80 000 postes en 2014. Lundi, Implenia, la principale entreprise de construction, a clôturé avec une perte boursière de 4,5 %. "Comme le regroupement familial devrait être rendu plus difficile, la motivation de certains étrangers à acquérir un logement pourrait diminuer", note L'Agefi, le quotidien de la finance. La recherche va trinquer Mais selon Jacques Neirynck,...

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