La Suisse ne protège pas assez ses banques, dit le patron d'UBS

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    GENEVE, 10 juillet (Reuters) - Les responsables politiques 
suisses ne protègent pas suffisamment les banques du pays des 
demandes de renseignement en provenance des gouvernements 
étrangers, déclare le directeur général d'UBS  UBSG.S  dans une 
interview publiée dimanche par le journal SonntagsZeitung. 
    De nombreux pays à travers le monde s'efforcent 
d'intensifier la lutte contre l'évasion fiscale, avec des 
enquêtes ouvertes notamment en France, en Allemagne ou aux 
Etats-Unis, et, selon Sergio Ermotti, les tentatives de la 
Suisse de négocier avec d'autres gouvernements n'ont pas permis 
de fournir aux banques suisses une sécurité juridique ni de 
tourner la page sur des faits appartenant au passé. 
    "C'est inacceptable et cela ouvre la porte à une nouvelle 
offensive contre les banques suisses", dit-il, cité par 
SonntagsZeitung. 
    Le patron d'UBS considère que les autorités suisses se sont 
montrées trop disposées à transmettre des informations relatives 
aux clients des banques suisses et qu'il est probablement trop 
tard pour tenter d'obtenir de meilleurs accords après des années 
de négociations. 
    La Suisse a décidé de participer à l'échange automatique de 
renseignements, qu'elle appliquera à partir du 1er janvier 2017. 
Cette collaboration entre les administrations fiscales des pays 
signataires doit permettre de lutter contre l'évasion fiscale. 
    UBS a annoncé mardi avoir reçu une demande d'informations de 
la part de l'administration fiscale suisse, elle-même saisie 
d'une demande d'aide administrative de la part de la France au 
sujet d'un certain nombre de comptes relatifs à des clients 
actuels ou passés domiciliés en France, sur la base de données 
datant de 2006 et 2008.   
    Le Parquet national financier français a requis le 24 juin 
le renvoi en correctionnelle d'UBS pour démarchage illicite et 
blanchiment aggravé de fraude fiscale, a-t-on appris le 27 juin 
de source judiciaire.   
    Aux Etats-Unis, UBS a accepté en 2009 de payer une amende de 
780 millions de dollars (706 millions d'euros) et de fournir les 
noms de plus de 4.000 clients pour éviter des poursuites. 
 
 (Tom Miles; Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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