La Suisse ne doit pas «être un refuge» pour les actifs illégaux

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INTERVIEW - Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération suisse et ministre des Affaires étrangères, détaille l'arsenal suisse.

LE FIGARO.-En quoi la Suisse est-elle à l'avant-garde dans la lutte contre l'argent illégal des dictateurs ?

Micheline Calmy-Rey. - La Suisse a un intérêt fondamental à ce que l'enrichissement illégal des personnes politiquement exposées ne soit pas investi dans sa place financière. Le gouvernement est convaincu que c'est un atout important dans la compétition entre places financières et que l'engagement des intermédiaires financiers sur ce point est dans leur intérêt. Depuis les années 1990, la Suisse s'est dotée d'un arsenal juridique contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la corruption. Notre système repose sur deux piliers, préventif et actif. La législation impose aux établissements financiers de signaler toute transaction suspecte et le cas échéant de bloquer les comptes. Et nous répondons à toute demande d'entraide, y compris lorsque l'État est défaillant grâce à une nouvelle loi qui vient d'entrer en vigueur début févrie

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