La Suisse gagnée par la guerre des langues

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Les francophones ont du mal avec le suisse allemand, parlé par 70 % de la population.

Les députés suisses doivent-ils obligatoirement s'exprimer en «bon allemand», afin de mieux se faire comprendre de leurs collègues francophones et italophones? Non, a répondu le Parlement helvète fin février, autorisant les politiciens à parler dans leur dialecte sous la Coupole.

L'élu Vert Antonio Hodgers, à l'origine de la proposition, s'avoue déçu. «Nous, francophones, mettons des années à apprendre la langue de Goethe, explique le Genevois. Mais au final, cela ne nous sert à rien: les Bernois ou les Bâlois parlent une langue tout à fait différente!» Une langue où l'on roule les «r» et où l'on dit «Grüezi» au lieu de «Guten Tag», pour dire bonjour.

C'est l'une des spécificités de la Suisse: environ 70% des habitants s'expriment en suisse allemand, un dialecte utilisé exclusivement à l'oral et qui diffère selon les cantons. Pour communiquer avec leurs compatriotes romands ou tessinois, ils apprennent tous le hochdeutsch (bon allemand), qui est l'une d...

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