La Suisse contre l'argent des dictateurs déchus

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Soucieuse de redorer son image écornée par le secret bancaire, la Confédération veut accélérer la restitution des avoirs illégaux

Quelques heures à peine après la fuite d'Hosni Moubarak en hélicoptère, le 11 février dernier, ­­la Suisse décrétait le gel de ses avoirs. Les autorités helvètes furent tout aussi réactives pour bloquer les fonds du clan Ben Ali, le 19 janvier, cinq jours après son départ, et le ­­24 février pour le ­co­lonel Kadhafi, avant même la décision du Conseil de sécurité. Si la Confédération fait montre d'autant d'empressement, c'est qu'elle cherche à redorer une image écornée par le secret bancaire. Selon le Boston Consulting Group, la Suisse accueille près de 30 % des avoirs privés offshore, la plupart non déclarés. La revue professionnelle de gestion d'actifs My Private Banking estime que sur les 1 500 milliards de dollars que représentent les fortunes privées d'Afrique et du Moyen-Orient à l'étranger, 33 % sont localisées en terre suisse, et dont 15 % environ seraient d'origine illégale, soit 74 milliards de dollars.

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