La Suisse, cauchemar de Grosicki

le
0
La Suisse, cauchemar de Grosicki
La Suisse, cauchemar de Grosicki

Face à la Suisse, Kamil Grosicki aura à cœur de faire un gros match. Passé quelques mois au FC Sion, le Polonais y a vécu les heures les plus sombres de sa carrière. Entre jeux d'argent, alcoolisme, accidents de voiture et arnaque financière.

Peut-être qu'Adam Nawałka hésite encore. À l'heure de coucher sur sa feuille le nom des onze joueurs qui vont débuter le huitième de finale, le sélectionneur de la Pologne réfléchit sans doute concernant le poste d'ailier gauche. L'espoir Bartosz Kapustka, 19 bougies au compteur et la fougue comme arme, ou l' "ancien" Kamil Grosicki, presque dix printemps de plus et présent en sélection depuis huit grosses années ? Lors des poules, le temps de jeu a été partagé malgré un avantage certain pour la jeunesse. Deux titularisations et une entrée en jeu pour le premier, le contraire pour le second. Le constat semble assez clair : lorsqu'il faut gagner contre un adversaire considéré comme plus "faible" (Irlande du Nord et Pologne), Kapustka est aligné. Lorsque le niveau et la pression s'élève, nécessitant davantage d'efforts défensifs face à une équipe redoutable (l'Allemagne), c'est l'apport de Grosicki qui est choisi. Et devant la Suisse ? Vu l'équivalence supposée de niveau entre les deux équipes et la teneur décisive d'un huitième de finale, la générosité du joueur de Rennes devrait être privilégiée. Mais il y a un mais.

Regarder jouer les autres, au foot et au casino


Car la Suisse n'évoque pas tout à fait un super souvenir pour Kamil Grosicki. C'est même un doux euphémisme. Si peu s'en souviennent, le milieu offensif est bel et bien passé chez les Helvètes. Une toute petite pige au FC Sion, et une grosse galère. Rembobinons. Formé au Pogoń Szczecin, Grosicki monte tranquillement les marches jusqu'au contrat professionnel en 2005. De plus en plus utilisé, il inscrit ses premiers buts et s'envole en juin 2007 pour le Legia Varsovie. C'est ici que les emmerdes débutent. Malgré des performances plutôt abouties, Kamil passe son temps au casino, se drogue aux jeux d'argent et foire sa saison avant de quitter le pays et signer pour Sion en février 2008, à vingt ans. "J'allais souvent au casino, pratiquement tous les jours, a-t-il même reconnu depuis. Je pouvais y aller à minuit et partir le lendemain à midi. Comme j'avais perdu tout mon argent, je restais assis et regardais les autres jouer."

[BR…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant