La Suède mal cadrée

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La Suède mal cadrée
La Suède mal cadrée

C'est l'unes des statistiques dingues de cet Euro jusqu'à présent : en deux matchs, la Suède n'a cadré aucun tir. Une attaque à l'inefficacité aberrante, et dont il n'y a pas grand chose à tirer malgré un Zlatan en guise de figure de proue.

Le constat avait déjà été fait mal lundi dernier au stade de France, après le nul de la Suède face à l'Irlande (1-1). Sur la pelouse de Saint-Denis, les Suédois avaient non seulement décidé à ne rien proposer, mais avait également réussi à se faire dominer par des Irlandais sans complexes au point d'être menés dès le début de la deuxième période. Un timide réveil et quelques tentatives bancales de Forsberg puis Ibrahimovic plus tard, les Suédois ont donc fini par gratter leur match nul petitement, en profitant d'un contre-son-camp de Clark à la 71e. Au coup de sifflet final, la Suède établissait une performance un peu honteuse : elle venait de devenir la première équipe depuis l'Euro 80 à marquer un but sans avoir cadré le moindre tir. Zlatan aura beau dire qu'il est l'artisan principal de l'erreur de Clark après avoir fait paniquer la défense irlandaise par son slalom, personne n'est dupe, même pas le sélectionneur Eric Hamrén qui se désolait après le match : " Offensivement, l'équipe n'a pas été très bonne pendant les 45 premières minutes. Il n'y avait pas assez de mouvements, d'appels. Concernant Zlatan, comme tout attaquant, il a besoin de soutien. Nos attaquants n'ont pas reçu beaucoup de ballons ". Pas beaucoup de ballons, et ils n'en ont rien fait, un peu comme ce vendredi après midi face à l'Italie. Même pas un coup franc stupidement tiré trop fort côté gardien par le Z, ni aucun pied qui traine dans la surface pour embrouiller Buffon, uniquement des tirs dans le vent ou des actions inabouties.

Ibra résigné


Eric Hamrén avait pourtant pris les devants, et avait ajusté son attaque pour plus d'efficacité. Exit Marcus Berg, cet après midi. C'était au jeune John Guidetti qu'était laissé l'honneur d'animer l'attaque suédoise avec Ibra. Pour rien, Guidetti ne voulant sans doute pas froisser ses grands-parents italiens. Ekdal et Källström ont eu beau travailler comme des Stakhanov pour verrouiller le milieu et récupérer un maximum de ballons, devant, le néant s'était installé. " Zlatan ? On le craint énormément " s'affolait…



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