La stratégie en trompe-l'?il de Bachar el-Assad

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DÉCRYPTAGE - L'annonce par le régime d'un éventuel départ du dicateur syrien a surpris les observateurs et montre que Moscou veut se poser en médiateur.

Bachar el-Assad prêt à négocier son départ? Cette possibilité, évoquée à Moscou par le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil, a rencontré un scepticisme généralisé dans l'opposition syrienne. Les États-Unis n'y ont vu «rien de terriblement nouveau.» Le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, estime qu'il «faut y arriver», sans préciser comment.

La personnalité du messager complique l'analyse. Qadri Jamil fait partie de ces apparatchiks interchangeables qui servent à donner l'illusion d'un État «normal», alors que le vrai pouvoir est entre les mains d'un clan familial, de ses amis et des services de renseignement de Bachar el-Assad. Mais le vice-premier ministre est aussi le M.Syrie de la Russie. Homme d'affaires douteux, il a recyclé les anciens réseaux de commerce et de trafics entre les dirigeants syriens et l'URSS.

Les propos de M. Jamil ont sans doute été écrits à Damas. S'il avait pris seul l'initiative, sa tête ne vaudrait plus très cher.

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