"La stratégie d'al-Qaida en France confine à la perfection"

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Des membres de la brigade islamiste Hamzah défilent à Deir ez-Zor avec des drapeaux du Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaida (photo d'illustration).
Des membres de la brigade islamiste Hamzah défilent à Deir ez-Zor avec des drapeaux du Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaida (photo d'illustration).

"Je suis la voix des salafistes." Samuel Laurent le dit dans un éclat de rire embarrassé. Mais au fond, il n'est pas loin de la réalité. L'homme connaît son sujet sur le bout des doigts. Ni chercheur ni journaliste, il sillonne depuis des années les régions contrôlées par al-Qaida. Lui, le consultant international, avait pu approcher des djihadistes en Libye pour sa précédente enquête sur le Sahelistan (1). Aujourd'hui, ses contacts lui ont permis de gagner la galaxie djihadiste en Syrie et en Somalie pour mieux remonter la piste d'un réseau implanté en France, prêt à commettre, selon lui, plusieurs attentats de grande ampleur. Il le raconte dans Al-Qaida en France, révélations sur ces réseaux prêts à frapper (2). Entretien. Le Point.fr : Comment êtes-vous parvenu à intégrer ces cellules djihadistes ? Samuel Laurent : J'ai travaillé de longues années en tant qu'intermédiaire auprès de sociétés implantées dans des zones à risques au Moyen-Orient, particulièrement en Irak. J'ai ainsi approché différentes cellules sans l'accord desquelles aucun contrat ne pouvait se poursuivre. J'ai accumulé de précieux contacts. Alors, quand ce projet s'est lancé j'ai réactivé certains d'entre eux. Je me suis envolé pour la Syrie à la rencontre des combattants occidentaux adoubés par al-Qaida. J'y ai trouvé des jeunes souvent sans repères, partis faire le djihad avec idéal. Ils trouvent sur place ce qui...

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