La stratégie d'Abilio Diniz pour faire plier Casino

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Il mise sur une stratégie à double détente: obliger le groupe stéphanois à refuser son projet de rapprochement des filiales brésiliennes de Casino et de Carrefour, pour le pousser ensuite à céder ses parts.

Pour faire aboutir son projet de rapprochement avec Carrefour, Abilio Diniz, le patron de Grupo Pao de Açucar (GPA), mise sur une stratégie à double détente: obliger Casino, premier actionnaire de GPA (43,1% du capital), à refuser son projet pour le pousser ensuite à céder ses parts. La fusion avec Carrefour Brésil étant inacceptable pour Casino, Diniz est bien parti pour emporter la première étape. Car, en refusant l'opération, le groupe stéphanois pourrait bien rompre le pacte d'actionnaires le liant à la famille Diniz (21% de GPA), assure l'entourage du Brésilien. Au terme de ce pacte, les deux actionnaires, qui se partagent le contrôle du holding Wilkes, doivent voter «dans le meilleur intérêt» du groupe de distribution. Le clan Diniz brandit cette clause pour évoquer un conflit d'intérêts de Casino, accusé d'avoir pour seul objectif de prendre seul le contrôle de GPA à partir du 22 juin 2012.

Pour mettre la pression sur Casino, Abilio Diniz, le préside

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