La sonde spatiale Rosetta réveillée pour chasser la comète

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LA SONDE SPATIALE ROSETTA RÉVEILLÉE POUR CHASSER LA COMÈTE
LA SONDE SPATIALE ROSETTA RÉVEILLÉE POUR CHASSER LA COMÈTE

FRANCFORT (Reuters) - La sonde spatiale européenne Rosetta a été tirée lundi de près de trois ans d'hibernation afin d'achever une mission entamée il y a dix ans et, peut-être, de révéler aux Terriens quelques-uns des secrets de leur système solaire.

Lancée par l'Agence spatiale européenne (ESA) en 2004, Rosetta a rendez-vous en août avec la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, sur laquelle elle tentera de faire atterrir un petit module, ce qui constituerait une première dans l'histoire de la recherche spatiale.

Les scientifiques espèrent que les données recueillies lors de cette ultime phase de la mission leur permettront d'étudier des indices gardés intacts pendant des milliards d'années au coeur de la comète.

"Les comètes sont tellement primitives qu'elles peuvent donner aux chercheurs une chance de comprendre comment s'est formé le système solaire et d'où il vient", a déclaré à Reuters Andrea Accomazzo, le directeur de la mission Rosetta, avant l'envoi à la sonde du signal destiné à la réveiller.

Ce signal radio a mis près de 45 minutes pour parvenir jusqu'à la sonde, qui évolue actuellement à près de 800 millions de kilomètres de la Terre, non loin de l'orbite de Jupiter.

La comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko est un "caillou" d'environ trois kilomètres sur cinq découvert en 1969, duquel Rosetta s'est approché en tournant autour du Soleil selon une spirale de plus en plus large.

Alimentée uniquement par l'énergie solaire, la sonde a dû être mise en sommeil pendant 957 jours pour économiser ses ressources.

"Elle était si loin du soleil que les rayons solaires n'étaient pas en mesure de produire suffisamment d'énergie pour permettre un fonctionnement sûr de l'engin", a dit Andrea Accomazzo.

Le rendez-vous avec 67P/Tchourioumov-Guérassimenko durera plus d'un an, au cours duquel Rosetta, après avoir étudié à distance le noyau de la comète, y enverra le module Philae, un engin d'une centaine de kilos bardé de capteurs.

L'ESA a consacré près d'un milliard d'euros à la mission Rosetta.

Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse

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  • j.tavern le lundi 20 jan 2014 à 20:59

    Splendide ! Magnifique ! Bravo à tous les participants du projet !!