La sonde Rosetta rejoint une comète, dix ans après son départ

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FRANCFORT, 6 août (Reuters) - La sonde européenne Rosetta est devenue mercredi le premier véhicule spatial à rejoindre une comète, une étape importante dans une mission débutée il y a dix ans et dont les scientifiques espèrent qu'elle permettra de révéler quelques secrets du système solaire. Rosetta, lancée par l'Agence spatiale européenne (Esa) en 2004, accompagnera la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko pendant plus d'une année dans son voyage autour du soleil et tentera d'y atterrir en novembre. "Nous connaissons la forme de la comète mais nous n'avons pas d'idée précise de son champ gravitationnel, nous ne savons pas encore où se situe son centre de gravité", a déclaré Andrea Accomasso à Reuters. Au cours de son approche de Tchourioumov-Guérassimenko, Rosetta a pris des images révélant que la forme de la comète n'était pas, comme il avait été supposé, semblable à un ballon de rugby mais qu'il s'agissait de deux segments distincts reliés par un "cou" lui donnant une forme que l'Esa compare à un canard. Les scientifiques espèrent que les données récoltées par la sonde à la surface de la comète leur permettront d'avoir un aperçu de ce à quoi ressemblait le monde à la naissance du système solaire. Il aura fallu dix ans, cinq mois et quatre jours à Rosetta pour rejoindre la comète, un rocher d'environ 3 km sur 5 découvert en 1969. Sur son chemin, la sonde a fait le tour du soleil et survolé trois fois la Terre et une fois Mars afin de bénéficier d'une assistance gravitationnelle lui permettant de rejoindre la comète. Durant cette mission, de nombreuses premières ont été ou doivent être réalisées, telles que le fait que la sonde ait rejoint une comète et non seulement réalisé des clichés à son passage, ou l'atterrissage prévu en novembre. La durée du voyage a été tellement longue et la trajectoire a porté Rosetta tellement loin des rayons du soleil que la sonde a été mise en sommeil durant 31 mois avant d'être réveillée en janvier. La comète Tchourioumov-Guérassimenko poursuit sa course dans le système solaire à près de 55.000 km/h et plus elle se rapproche du soleil plus elle devient active, émettant des gaz qui peuvent compliquer la prévision de la trajectoire de Rosetta et son atterrissage. (Maria Sheahan; Agathe Machecourt pour le service français)

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