La sonde Maven va enquêter sur la disparition de l'eau sur Mars

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LA SONDE MAVEN VA ENQUÊTER SUR LA DISPARITION DE L'EAU SUR MARS
LA SONDE MAVEN VA ENQUÊTER SUR LA DISPARITION DE L'EAU SUR MARS

CAP CANAVERAL (Reuters) - Une sonde de la Nasa conçue pour déterminer les mécanismes à l'origine de la disparition de l'eau et de l'atmosphère martiennes doit venir se placer dimanche en orbite autour de la planète rouge.

Après un voyage de 711 millions de kilomètres parcouru en dix mois, les six fusées de Mars Atmosphere and Volatile Evolution, ou Maven, vont entrer en action à 01h37 GMT pour un freinage à hauts risques.

Si l'opération réussit, l'engin sera capté par la gravité martienne et viendra se placer sur une orbite elliptique.

Pendant six semaines, Maven effectuera les manoeuvres nécessaires pour se placer sur une orbite opérationnelle qui la fera passer à 150 km de la surface de la planète à son point le plus bas et à 6.200 km au point le plus haut. Les ingénieurs de l'agence spatiale américaine vérifieront dans le même temps le bon fonctionnement de ses appareils de mesure.

A la différence des autres sondes martiennes, Maven doit s'intéresser à l'atmosphère. Aujourd'hui froide et ténue, elle a sans doute été suffisamment dense et chaude autrefois pour permettre la présence d'eau à l'état liquide, comme le suggèrent de nombreux indices.

"Où l'eau est-elle passée ? Qu'est devenu le CO2 de cet ancien environnement ? Il y a deux possibilités : soit il est allé vers le bas, dans la croûte, soit vers le haut, dans l'atmosphère, d'où il a pu s'échapper dans l'espace", résume Bruce Jakosky, professeur à l'université du Colorado et directeur scientifique de la mission.

La sonde, construite par Lockheed Martin, va vérifier la seconde hypothèse. Elle passera une année à observer l'effet des vents solaires et d'autres particules sur la dissipation de l'atmosphère. En modélisant le mécanisme, les chercheurs espèrent pouvoir se faire une idée des conditions qui régnaient autrefois sur Mars, afin de déterminer si la vie y était possible.

Trois autres orbiteurs - deux américains et un européen - ainsi que deux "rovers" de la Nasa étudient déjà la planète. Une sonde indienne doit en outre arriver mercredi.

(Irene Klotz, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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