La Société générale entendue après une plainte de Kerviel

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    PARIS, 20 juin (Reuters) - La Société générale  SOGN.PA  a 
été entendue lundi et placée sous le statut de témoin assisté 
par un juge d'instruction dans le cadre d'une enquête ouverte 
après une plainte déposée par Jérôme Kerviel pour subornation de 
témoin, a-t-on appris auprès de l'avocat de la banque. 
    L'ancien trader, condamné définitivement en 2014 à trois ans 
de prison ferme, a toujours affirmé que la Société générale ne 
pouvait ignorer qu'il prenait des positions non couvertes qui se 
sont soldées par une perte de 4,9 milliards d'euros. 
    Il a déposé trois plaintes contre la banque : pour faux et 
usage de faux, escroquerie au jugement et subornation de témoin. 
Deux informations judiciaires ont été ouvertes par la suite.  
    "La banque a été entendue" dans le cadre de l'enquête 
relative à sa plainte pour subornation de témoin, a déclaré à 
Reuters l'un de ses avocats, Jean Veil. 
    Il a ajouté que la Société générale avait été placée à cette 
occasion sous le statut de témoin assisté, soulignant toutefois 
que le juge ne pouvait pas l'entendre comme simple témoin. 
    Quand une personne est directement visée par une plainte, 
elle ne peut être entendue que comme témoin assisté ou mis en 
examen, confirme une source judiciaire. 
    "Pour moi, ce sont des affaires qui vont être classées 
incessamment", a ajouté Jean Veil. 
    Jérôme Kerviel a remporté sa première victoire judiciaire le 
7 juin, en faisant condamner la Société générale à lui verser 
plus de 450.000 euros pour un licenciement considéré "sans cause 
réelle ni sérieuse" par le Conseil de prud'hommes de Paris. 
  
    A la surprise de la banque, l'avocat général de la cour 
d'appel de Versailles a par ailleurs demandé vendredi le rejet 
de sa demande de compensation.   
    La décision des juges sera connue le 23 septembre. 
    Si les juges suivent la recommandation de l'avocat général 
et tous les recours échouent, la France demandera à la banque de 
rembourser les 2,2 milliards d'euros de crédit d'impôt accordés 
en raison de la perte enregistrée lors de l'affaire Kerviel. 
  
 
 (Chine Labbé, édité par Jean-Baptiste Vey) 
 

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