La SNCF veut faire évoluer ses tarifs librement

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Selon les Echos, la SNCF veut obtenir plus de liberté pour fixer, à la hausse comme à la baisse, les tarifs de ses TGV. Mais, le nombre de place à bas prix serait accru de 50%.

Les tarifs de la SNCF vont encore évoluer. Le quotidien Les Echos explique dans un article que la compagnie ferroviaire est en négociation depuis quelques semaines avec le gouvernement afin de mettre fin à l'encadrement des prix du TGV. D'après le quotidien, il s'agirait de faire disparaître «une grande partie» des tarifs de référence fixés chaque année par le gouvernement. Jusqu'à présent, les prix des billets ne pouvaient varier que dans un intervalle limité autour de ces tarifs.

Interrogé par Les Echos, le député UMP Hervé Mariton, rapporteur spécial du budget des transports, explique qu'il s'agit «d'une contrepartie à l'instauration de la nouvelle taxe pour le financement des lignes interrégionales déficitaires». Ces lignes, qui doivent faire l'objet d'un contrat entre l'Etat et la SNCF, seront financées par une taxe de 1% sur les billets de trains et les péages des autoroutes.

En 2009, la compagnie ferroviaire était endettée à hauteur de 7,2 milliards d'euros et affichait des pertes de 980 millions d'euros. Elle avait du faire face, notamment, à une hausse de ses coûts. Le prix des péages versés à Réseaux ferrés de France s'est largement alourdi.

Une possible hausse des prix des billets

La fin des tarifs de référence pourrait se traduire par une hausse des prix pour certaines catégories de places, notamment les premières classes, ou d'horaires. «Le TGV français reste le moins cher d'Europe. Une hausse des prix pour certaines catégories prêtes à payer pour ce service n'est pas anormale», explique au quotidien un connaisseur du dossier.

Pour la SNCF, cela donnerait la possibilité de mettre en place une gestion des prix plus souple, en fonction des taux de remplissage par exemple. Une évolution bienvenue face à l'arrivée prochaine de la concurrence et qui rapprocherait encore plus le fonctionnement de la société des chemins de fers de celle des compagnies aériennes.

Pour les passagers, en revanche, Hervé Mariton insiste: «Le client ne doit pas être pris dans un choix entre un Prem's acheté très en avance ou bien une première classe qui ne correspondrait pas à son pouvoir d'achat». Alors que la SNCF essaye de simplifier ses tarifs, un compromis entre la compagnie ferroviaire et le gouvernement qui pourrait aboutir avant la fin de l'année, viendra sans doute compliquer les choses.

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