La SNCF, un «rouage de la machine nazie»

le
0
Son président a reconnu mardi la responsabilité des chemins de fer français dans la Shoah.

Le roulement sourd d'un train rend la minute de silence encore plus intense. Comme une projection sonore dans l'horreur des départs vers les camps de la mort. Sur le terrain vague de l'ancienne gare de Bobigny, rien n'a vraiment changé : les voies de chemin de fer, les traverses émergeant de la boue, les broussailles d'un talus qui masquaient aux déportés, arrivés hagards du camp de Drancy, le convoi déjà formé... Des trains de marchandises empruntent encore ces voies qui filent vers l'est depuis la Seine-Saint-Denis. Ils se succédaient mardi matin alors que le président de la SNCF, Guillaume Pepy, prononçait un discours où, pour la première fois, le rôle des chemins de fer français dans la déportation des Juifs est officiellement exprimé : «La SNCF, entreprise d'État, a été - contrainte, réquisitionnée - un rouage de la machine nazie d'extermination (...) Je veux dire la profonde douleur et les regrets de la SNCF pour les conséquences des actes de la

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant