La SNCF pourrait augmenter le prix des billets de TGV

le
6

Selon un rapport de la Cour des comptes paru cette semaine, le modèle du TGV est à bout de souffle. Pour accroître sa rentabilité, la SNCF envisagerait d'augmenter ses tarifs en première classe et de restreindre les conditions de remboursement, selon Economiematin.fr.

Pour accroître la rentabilité du TGV, la SNCF pourrait mettre les voyageurs à contribution. Un rapport de la Cour des comptes pointait du doigt cette semaine l'épuisement du modèle financier du TGV: baisse des ventes, rentabilité en chute libre... D'après un document interne publié ce samedi matin par le site EconomieMatin.fr, les équipes marketing de la SNCF envisagent plusieurs pistes pour redresser la barre. Dans cette note datée du même jour que le rapport de la Cour des comptes, le 23 octobre, ses auteurs préconisent une hausse de tarifs pour les passagers en première classe, et un durcissement des conditions de remboursement.

S'agissant des billets de première classe, une «refonte de la gamme» est envisagée. Les Espaces Pro Première avec restauration incluse seraient généralisés, sauf sur la ligne qui dessert Lille. Les passagers seraient donc contraints de se restaurer à bord, le prix de leur billet intégrant le repas. Sur les autres destinations, les passagers n'auraient plus le choix de ne pas se restaurer à bord. La hausse du prix du billet ne serait pas proportionnelle au trajet réalisé mais fixe, de l'ordre de 12 euros sur le tarif Pro Première occasionnel et de 6 euros sur le tarif fréquence. Cela sur les sept lignes principales du TGV: Paris-Lyon, Paris-Marseille, Paris-Strasbourg, Paris-Lille et Paris-Bordeaux. D'après les calculs de la SNCF, le chiffre d'affaires de l'entreprise ferroviaire en serait accru de 10 millions d'euros «si on suppose que 10 % de clients pro 1ère occasionnels passent en seconde du fait de cette augmentation».

Suppression du bar

La SNCF attend par ailleurs un gain de 25 millions d'euros du durcissement des conditions de remboursement des billets, pour les voyageurs munis de billets «loisir», c'est-à-dire standard (hors carte de réduction) en seconde classe. La note envisage trois scenarii: le premier propose de rendre le remboursement impossible sept jours avant le départ, et l'échange payant à hauteur de 15 euros. Le jour même, le billet ne serait plus échangeable ni remboursable. Le second prévoit de rendre impossible le remboursement et l'échange payant 12 euros jusqu'à 5 heures avant le départ. Le troisième envisage enfin de taxer 30 euros l'échange du billet sept jours avant le départ. Dernière mesure envisagée, qui ne touche également que la seconde classe: «la suppression du bar sur les 39.000 courses de moins de 3 heures hors Paris-Lyon». Elle rapporterait de son côté environ 12 millions d'euros.

Dans son rapport publié jeudi, la Cour des comptes préconisait plutôt des mesures structurelles pour remettre d'aplomb le TGV: restreindre le nombre d'arrêts sur les lignes à grande vitesse, en ne conservant que celles justifiées par un large bassin de population; veiller à ne plus financer de projets non rentables ou encore lever les restrictions à la concurrence des autocars pour insérer le TGV dans une offre plus large...

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • fbordach le lundi 27 oct 2014 à 11:18

    Ils pourraient aussi partir et arriver à l'heure!

  • mauralph le lundi 27 oct 2014 à 10:28

    Autre solution : suppression du droit de grève

  • Al20156 le dimanche 26 oct 2014 à 12:14

    hors de prix déjà, trains hyper sales. Economie a faire : Retraite comme le privé, et le calcul idem

  • ZvR le dimanche 26 oct 2014 à 11:33

    Avec le TGV le train est devenu un produit de luxe réservé aux élites qui passent leurs billets en note de frais et aux agents de la SNCF.

  • supersum le dimanche 26 oct 2014 à 09:21

    Par contre les retraites à 50 ans et la famille qui voyage gratuit, on ne change rien

  • lsleleu le dimanche 26 oct 2014 à 09:00

    Voila une leçon bien comprise tout le monde dit c'est trop cher (mais c'est pas rentable) résultat on monte les prix ...