La SNCF ouvre 15 sites à des projets artistiques et culturels

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VIDÉO - Une gare, une bagagerie, un viaduc, et autres sites désaffectés vont accueillir spectacles et expositions avant d’être réhabilités. Ces sites se situent partout en France.

Un château d’eau à Thionville, un viaduc en Alsace, une halle dans le nord de Paris: la SNCF met à disposition de projets artistiques et culturels, 15 sites ferroviaires provisoirement inoccupés, et ouvre mardi les candidatures. La SNCF, qui a récemment créé une branche «immobilier», va mettre ces sites, qui attendent d’être réhabilités, à disposition d’opérateurs culturels et artistiques, de quelques heures à six mois. Il y a quelques semaines, Le Figaro Immobilier dévoilait six sites de la SNCF qui deviendront des logements dès 2020 en région parisienne.

Comme l’explique à l’AFP Sophie Boissard, directrice générale de SNCF Immobilier, l’échelle de temps pour les grands chantiers urbains, dans lesquels s’inscrit généralement la réhabilitation de tels sites «est le plus souvent de l’ordre de 5-10 ans», et «nous devons chercher des solutions pour la période d’avant projet, pour que les gens qui habitent à proximité ne soient pas condamnés à supporter un terrain vague». «Nous avons un patrimoine exceptionnel, c’est un morceau de l’histoire du pays, qui a modelé tout le paysage français depuis 170 ans», ajoute-t-elle, précisant que la SNCF a «des sollicitations multiples» pour les bâtiments inoccupés.

«Un comité de sélection de haut niveau»

Une gare à Elbeuf-sur-Seine (Seine-Maritime), la bagagerie de Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes), ou encore un centre de formation à Méricourt (Pas-de-Calais): en attendant d’être transformés, les 15 sites sélectionnés par la SNCF accueilleront spectacles, artistes en résidence, expositions... «Nous sommes très flexibles. Nous avons constitué un comité de sélection de haut niveau, pour promouvoir des projets de qualité et inédits. Avec quatre critères: un projet de qualité, un projet susceptible d’intéresser un public large, un projet techniquement faisable, un projet financé», souligne Sophie Boissard.

«Je serais ravie qu’un de ces sites inspire un artiste en résidence, par exemple un plasticien, un sculpteur qui voudrait créer pour une oeuvre hors normes. Je verrais aussi une performance de plein-air, avec un côté très évènementiel et participatif. Ou des choses pour enfants, du théâtre ou un roman policier mis en scène», imagine-t-elle.

Les projets sélectionnés seront présentés avant Noël. Le comité de sélection est composé de Dominique Alba, directrice générale de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), Didier Deschamps, directeur du Théâtre national de Chaillot, Henri Jobbé-Duval, commissaire général de Révélations -salon des métiers d’art et de la création-, Hortense Archambault, directrice de la maison de la culture de Seine-Saint-Denis, et Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France Culture. Chaque «site est tel qu’il est, en l’état. Peut-être que tout cela nous donnera des idées pérennes pour les utilisations futures de ces sites», espère Sophie Boissard.

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