La SNCF lance le TGV à bas prix, à partir de 10 euros le billet

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LA SNCF LANCE "OUIGO", LE TGV À BAS PRIX
LA SNCF LANCE "OUIGO", LE TGV À BAS PRIX

PARIS (Reuters) - La SNCF lancera le 1er avril une nouvelle offre de voyages en TGV à bas coût, avec 400.000 billets à dix euros, entre Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) et le sud-est de la France.

Avec "Ouigo", qu'elle présentait mardi, l'entreprise publique espère attirer une nouvelle clientèle, sur le modèle des compagnies aériennes "low cost".

Les trains, au départ de Marne-la-Vallée, près de Paris, relieront Marseille et Montpellier via Lyon-Saint-Exupéry.

Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages, a précisé sur RTL que les tarifs s'échelonneraient de 10 à 85 euros, dont 400.000 billets à moins de 10 euros par an, et un million de billets à moins de 25 euros.

Avec cette nouvelle offre, exclusivement accessible sur internet, la SNCF compte notamment séduire les familles : les billets pour les moins de 12 ans ne coûteront que 5 euros et pour les "mini-groupes" (au moins quatre personnes), la SNCF prévoit des billets à 20 euros réservables 15 jours à l'avance.

Le confort dans les rames sera réduit à l'essentiel - suppression de la voiture-bar et de la 1ère classe - pour proposer 1.268 places assises, contre mille places dans un TGV classique.

Le contrôle des billets s'effectuera à quai, ce qui obligera les passagers à se présenter une demi-heure à l'avance, mais quatre "chefs de bord" seront présents dans les rames.

"Il suffit de voir ce train pour voir que c'est un train tout à fait confortable", a assuré Barbara Dalibard. "Le confort à bord est tout à fait équivalent à celui d'une seconde classe aujourd'hui".

La CGT Cheminots dénonce une "réinvention de la troisième classe" et "un coup bas pour les usagers et les cheminots".

"Pour accéder à un TGV à bas prix, l'usager va devoir consentir à un certain nombre d'efforts pour diminuer les coûts d'exploitation de la SNCF", souligne le syndicat dans un communiqué, en référence notamment au coût du transport jusqu'aux gares, situées en périphérie de Paris et Lyon.

Les voyageurs devront, en outre, acquitter un supplément pour un bagage supplémentaire ou un échange de billets.

La Fédération nationale des associations d'usagers de transports (FNAUT) dit pour sa part comprendre une "moindre qualité de la prestation" mais juge "difficile, au XXIe siècle d'accepter un supplément de prix pour une prise de courant".

Naomi Thébault, édité par Sophie Louet

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  • M2280901 le mardi 19 fév 2013 à 16:48

    Marne la vallée direction sud-est , non merci on a notre lot de casseurs ici !