La Seri sur le gâteau

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La Seri sur le gâteau
La Seri sur le gâteau

Après une première saison pleine chez les Aiglons, Jean-Michaël Seri s'affirme un peu plus comme un taulier de l'OGC Nice. Et si c'était lui la clé de voûte du milieu niçois ? Portrait d'un mec discret et exemplaire, qui a franchi les étapes pas à pas.

Après l'enveloppé de Younès Belhanda qui s'écrase sur le poteau, il est là pour placer la deuxième lame. Vendredi dernier, à l'Allianz Riviera, Jean-Michaël Seri a scellé la victoire niçoise contre l'OL (2-0). La récompense d'un match plein au milieu de terrain. Ses coéquipiers lui sautent dessus pour le féliciter. L'Ivoirien lève les bras au ciel. Comme à chaque fois qu'il marque, la célébration reste feutrée, à l'image de l'homme : discret mais précieux. Depuis la saison dernière, le jeu niçois est unanimement salué. Nampalys Mendy s'est ouvert les portes de Leicester. Les médias braquent les projecteurs sur Vincent Koziello – l'étudiant en fac d'anglais, sa bouille et son bac scientifique mention très bien en poche. Reste Jean Michaël Seri. Moins médiatisé, mais l'un des joueurs les plus utilisés en L1 en 2015-16 (38 apparitions dont 35 titularisations), pour sa première saison au Gym. Un régulateur tactique et technique ; une vision du jeu et une vitesse d'exécution parmi les meilleures du championnat.

Débuts en neuf et demi et bagarre générale au Ghana


Jean Michaël Seri a grandi à Yopougon, une des dix communes qui découpe Abidjan. Un quartier populaire de la capitale économique de Côte d'Ivoire, terrain de bataille lors de la crise politico-militaire en 2011. C'est à cette époque que le joueur se révèle parmi les meilleurs du championnat national. Formé au sein de l'académie Cyrille Domoraud, le natif de Grand-Bereby débute à Africa Sports avant de rejoindre en 2010 l'ASEC Mimosas, l'autre grand club d'Abidjan. Sébastien Desabre, son entraîneur de l'époque, se rappelle d'un "gars très à l'écoute, avec un état d'esprit irréprochable". On annonce l'espoir comme un neuf et demi/dix. "La première année, il n'a pas beaucoup joué, note Sébastien Desabre. Je l'ai replacé plus bas, face au jeu, c'était sa meilleure place. La deuxième saison, il a explosé." Le coach rembobine ce match amical au Ghana, transformé en mêlée générale, où il avait dû se défendre aux côtés de son joueur face à des supporters descendus en masse sur le terrain ceinture à la main. "On s'était enfermés dans le vestiaire", lâche Desabre.

En…




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