"La sélection espagnole est le référent du bon football"

le
0
"La sélection espagnole est le référent du bon football"
"La sélection espagnole est le référent du bon football"

Devenu en l'espace d'une reprise acrobatique l'idole de toute l'Espagne le 21 juin 2000 à Bruges, Alfonso Pérez Muñoz revient sur son but lors du match dantesque contre la Yougoslavie (4-3). Seize ans plus tard, l'Espagne rencontre la Croatie à Bordeaux. Point de vue d'un matador face aux Brésiliens de l'Europe.

Tu fais partie de l'histoire de l'Espagne avec ce but contre la Yougoslavie en 2000. Comment est-ce que tu peux nous décrire ce but ?
C'était un but important, parce que nous avions besoin de la victoire. Avant le match, on ne savait pas trop ce qu'il pouvait se passer dans l'autre match du groupe (Norvège-Slovénie, ndlr), un nul contre la Yougoslavie restait très incertain... Nous perdions 3-2 quand les arrêts de jeu arrivent, puis nous avons égalisé. On se dirige ensuite vers le banc pour savoir si le nul suffit, et ils nous disent : "Non, non ! On doit encore marquer !" Alors nous avons joué jusqu'au bout. Guardiola envoie un dernier ballon dans la surface, Urzaiz remise de la tête, et là, je tente la reprise. C'était un moment d'émotion pure, à la toute fin du match. Un but qui nous permet de passer en quarts de finale contre la France.

Youtube


Tu ressens quoi sur le moment ?
Hombre, imagine-toi ! Marquer un but pareil dans un Euro pour aller en quarts, c'est un vrai bonheur… Après, ce n'est pas facile, hein ! Maintenant, l'Espagne a gagné l'Euro, la Coupe du monde. Mais avant, c'était vraiment compliqué de passer les poules. Quand je reçois le ballon, je pense pouvoir la prendre de demi-volée. Ce que je ne voulais pas, c'était l'envoyer dans les nuages. Quand tu prends la balle de cette manière en général, la balle file vers le haut. Là, je l'ai prise d'en haut vers le bas, pour que la balle vienne toucher le sol. Quand je vois qu'elle part dans le cadre et qu'elle rentre, c'est la folie.

Tu savais qu'avec ton but, les Yougoslaves pensaient être éliminés ?
Pas vraiment (rires) ! Mais c'était un match tellement dingue, tous les joueurs sont passés par toutes les émotions. Eux aussi, ils jouaient pour gagner et assurer le coup. Si l'une des deux équipes remportait le match, elle était tranquille.

[A…






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com