La sécurité, thème n°1 de la convention républicaine américaine

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LA CONVENTION RÉPUBLICAINE S'OUVRE À CLEVELAND
LA CONVENTION RÉPUBLICAINE S'OUVRE À CLEVELAND

par Ginger Gibson et Steve Holland

CLEVELAND (Reuters) - La convention du Parti républicain américain ouverte lundi à Cleveland, dans l'Ohio, devrait s'efforcer de montrer que Donald Trump, qui sera officiellement investi jeudi, est capable de protéger les Etats-Unis à la fois de la violence quotidienne dans les rues et du terrorisme djihadiste.

Mais plusieurs hauts responsables du "Grand Old Party", que le tempérament, la rhétorique et les propositions de l'homme d'affaires sont loin de convaincre, ne participeront pas à l'événement, qui a débuté au lendemain du meurtre de trois policiers par un tireur isolé noir à Bâton Rouge.

Le choix du slogan "Make America Safe Again" (Rendre l'Amérique de nouveau sûre") pour la première journée de la convention avait été effectué avant les meurtres de Bâton Rouge.

L'épouse de Donald Trump, Melania, ex-mannequin slovène devenue créatrice de bijoux, devait prendre la parole à la tribune lundi soir avant d'être rejointe sur scène par le futur candidat ainsi que par le sénateur Tom Cotton, un "dur" en matière de politique étrangère, et par l'ex-général Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale.

Tous devraient promettre que Donald Trump, s'il est élu le 8 novembre, s'attaquera avec la même fermeté à l'Etat islamique (EI) à l'étranger comme au crime sur le sol américain.

Mais si le promoteur immobilier devenu prétendant à la Maison blanche veut unifier son parti, il doit trouver le moyen d'incarner l'autorité présidentielle sans se laisser aller aux discours virulents sur l'immigration, la criminalité et la sécurité qui lui ont aliéné une partie des électeurs, y compris républicains.

Illustrant les divisions que la campagne des primaires a creusées dans le parti, des dirigeants de tout premier plan du camp républicain ne feront pas le déplacement à Cleveland, à commencer par les ex-candidats à la présidence Mitt Romney et John McCain ou les membres de la famille Bush.

CLINTON DE NOUVEAU À L'ATTAQUE

Donald Trump qui, à 70 ans, n'a jamais occupé aucune fonction élective, prononcera le discours de clôture de la convention jeudi. La veille, c'est Mike Pence, le gouverneur de l'Indiana qu'il a choisi comme candidat à la vice-présidence, qui aura pris la parole à la tribune.

Sans attendre, la future candidate démocrate, Hillary Clinton, a de nouveau reproché lundi à Donald Trump de vouloir diviser le pays en attisant les tensions raciales, ethniques et religieuses.

"Donald Trump a pris la tête du mouvement qui visait à dé-légitimiser le premier président noir", a-t-elle dit devant un parterre de membres du NAACP, un important mouvement de défense des droits civiques, en référence aux déclarations de son futur adversaire mettant en doute le fait que Barack Obama était né aux Etats-Unis et donc sa capacité à se présenter à la présidentielle.

"Donald Trump joue les timides avec les suprémacistes blancs", a-t-elle également déclaré en lui reprochant de mépriser les femmes, d'insulter les immigrés mexicains et de vouloir interdire "à tout une religion" d'entrer aux Etats-Unis.

Elle faisait référence aux propositions de son futur adversaire pour une interdiction temporaire d'entrée des musulmans sur le sol américain et pour la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique.

A l'opposé, les responsables républicains devraient profiter de la convention de Cleveland pour accuser de nouveau Hillary Clinton d'être responsable d'un affaiblissement des Etats-Unis sur la scène mondiale lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine, entre 2009 et 2013.

(Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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