La savante gestion de Löw

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La savante gestion de Löw
La savante gestion de Löw

L'Allemagne est en quarts de finale et ne semble pas encore à son maximum. Elle monte doucement en puissance, après des débuts mitigés, avec une petite leçon-fessée administrée à la Slovaquie au dernier match. Tournoi après tournoi, c'est en fait toujours la même chose. Et probablement parce que Joachim Löw sait où il va et comment il veut y aller, même si ça ne paraît pas évident au premier coup d'œil.

Sur un match, Draxler a mis tout le monde d'accord : quel joueur fantastique quand il se décide à faire parler son talent balle au pied, quand il provoque et distribue des caviars. Son match contre la Slovaquie est un récital du genre pour un milieu offensif. La stat qui tue pour le décrire, c'est un 100 % de réussite aux dribbles tentés. Bild y va de sa " Draxlexplosion ". Pourtant, Draxler n'est pas un joueur-clé dans l'effectif. Surtout, il n'a pas toujours été titulaire pendant cet Euro. Il a bien lancé sa compétition contre l'Ukraine, mais il a subi ensuite le recadrage de Götze en ailier gauche... et n'était pas entré à sa place contre l'Irlande du Nord, voyant Schürrle lui être préféré. Sauf si Löw l'avait simplement mis au repos pour le maintenir sous pression et voir ce que le reste de l'effectif pouvait offrir à son tour.


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Pas mettre tout Löw dans le même panier


Le Bundestrainer gère le tempo de son équipe. En bon chef d'orchestre, il déroule sa partition sans mettre toujours tous ses instruments au turbin. Pour lancer sa mélodie, Löw avait surpris son monde en ne faisant pas confiance de suite à Gómez en pointe. Mais lorsque le buteur du Beşiktaş a enfin été titularisé, le résultat a été immédiat : un but contre l'Irlande du Nord, puis un second contre la Slovaquie. Sans jamais avoir le même onze de départ depuis le premier match de la phase finale, la Mannschaft laisse une impression de continuité et de logique. Les ajustements se font naturellement. Kimmich s'intègre sans problème au poste de latéral droit, et Höwedes l'adoube. Les places ne sont pas acquises, ni perdues, quand Löw est aux commandes. Pour la garder, il faut être bon. La concurrence est particulièrement saine dans ce groupe et incite à la montée en puissance au fil des rencontres. En 2014 déjà, Joachim Löw avait trouvé un rythme de croisière tardif, à cause de choix en apparence étranges. Par exemple, Klose montrait son importance à chaque entrée, tant par ses performances…




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