La santé retrouvée du marché immobilier profite-t-elle à tous ?

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Taux historiquement bas, ventes en hausse, redémarrage des mises en chantier... Tous les voyants sont au vert. À qui profite réellement la santé retrouvée du marché immobilier ?

Une apparente bonne santé

Selon les chiffres de l'INSEE, le volume annuel de transactions immobilières a continué de progresser sur le deuxième trimestre 2016, avec 830 000 transactions enregistrées au cours des 12 derniers mois, à fin juin. Soit une augmentation de 16% par rapport à la même période en 2015. Par ailleurs, les taux de crédit immobilier marquent régulièrement de nouvelles baisses, et les prix semblent se stabiliser.

Les ménages modestes écartés

Aussi encourageants que soient ces signes, la reprise de l'immobilier ne profite pas à tous. En effet, si l'on s'intéresse de près au marché, on remarque que les acquéreurs actuels, qu'ils soient primo accédants ou non, appartiennent plutôt aux classes aisées. De plus, les taux de crédit les plus alléchants restent inaccessibles pour les ménages les plus modestes : pour pouvoir y prétendre, les emprunteurs doivent disposer d'un apport personnel conséquent, de 20 à 30% en général, et d'un profil rassurant pour les banques.

Des inégalités marquées

Par ailleurs, on remarque que les taux d'effort n'ont pas reculé et que les emprunteurs ne sont pas plus jeunes aujourd'hui qu'au cours des années précédentes. De plus, les logements restent très chers dans les régions tendues, comme l'Île-de-France. Les personnes dans les situations les plus précaires ne semblent donc pas concernées par la reprise du marché immobilier.

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