La Russie surmonte les sanctions occidentales, assure Poutine

le , mis à jour à 16:09
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SAINT-PÉTERSBOURG, Russie, 19 juin (Reuters) - L'économie russe a suffisamment de marge de manoeuvre pour absorber l'impact des sanctions économiques occidentales, a déclaré vendredi le président Vladimir Poutine qui a assuré que la Russie restait disposée à commercer avec l'Occident. S'adressant à des hommes d'affaires russes et étrangers lors d'une conférence économique organisée à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine n'a pas dévoilé de nouveau projet susceptible de mettre un terme à la crise que traverse l'économie russe, accentuée par les sanctions occidentales et par la chute des cours du pétrole. "Notre accès au marché mondial des capitaux est limité et il faut ajouter à cela la chute des cours de notre principale produit d'exportation", a dit le président russe. "Mais la crise promise à la Russie ne s'est pas produite", a-t-il dit. "Nous avons stabilisé la situation, les trajectoires et les fluctuations négatives ont été rectifiées et nous traversons cette zone de turbulence avec confiance." Le président russe a cependant adopté un ton plus conciliant qu'à l'accoutumée à l'égard du bloc occidental avec lequel les relations sont revenues à un niveau de tension comparable à celui de la période de la Guerre froide. S'adressant aux Occidentaux, il a dit que personne ne pouvait s'adresser à la Russie en lançant des ultimatums. "On nous explique en fait que les Etats-Unis savent mieux que nous ce dont nous avons besoin. Laissez nous déterminer nous-même quels sont nos intérêts", a-t-il lancé. Prenant l'engagement de favoriser la transparence de l'économie russe, il s'est dit optimiste sur la poursuite de la coopération avec l'Ouest. La banque centrale russe a réduit lundi son principal taux d'intérêt d'un point de pourcentage pour le ramener à 11,5% alors que l'inflation a ralenti à 15,8% en mai contre 16,9% le mois précédent. La parité avec le rouble est quant à elle revenue à 53 roubles pour un dollar alors qu'elle avait brièvement touché 80 roubles en décembre. Ces éléments sont toutefois occultés par le net ralentissement de l'investissement, l'envolée de la fuite des capitaux et une contraction économique annuelle estimée par la banque centrale à 3,2% cette année. (Lidia Kelly et Dmitry Zhdannikov,; Nicolas Delame pour le service français)

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