La Russie s'attend à une récession en 2015

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LA RUSSIE ANTICIPE UNE RÉCESSION EN 2015
LA RUSSIE ANTICIPE UNE RÉCESSION EN 2015

MOSCOU (Reuters) - L'économie russe devrait se contracter de 0,8% l'année prochaine, a déclaré mardi le vice-ministre de l'Economie Alexeï Vedev, prenant officiellement acte d'une nette dégradation de la conjoncture.

Le gouvernement prévoyait jusqu'à présent une croissance de 1,2% pour 2015.

Le ministère de l'Economie a également abaissé sa prévision du cours moyen du pétrole l'année prochaine, à 80 dollars le baril contre 100 dollars jusqu'à présent, a précisé Alexeï Vedev à des journalistes.

Le pétrole et le gaz naturel sont les deux principales sources d'exportations de la Russie et représentent une part primordiale des recettes de l'Etat.

Le ministère de l'Economie s'attend également à une faiblesse persistante du rouble, avec un cours moyen attendu de 49 pour un dollar en 2015.

Le rouble, qui a subi lundi sa plus forte baisse depuis 1998, a accentué ses pertes mardi après l'annonce des prévisions du gouvernement.

Il se traitait mardi vers la mi-journée autour de 53,05 roubles pour un dollar, en repli de 3,65%, contre moins de 33 au début de l'année.

"La révision des prévisions économiques était attendue mais cela pourrait tout de même avoir été une mauvaise surprise pour certains, conduisant à des achats de devises où à l'arrêt de positions à découvert", a dit un trader d'une grande banque russe.

La Russie s'attend maintenant à voir les sanctions occidentales imposées à Moscou pour son rôle dans le conflit ukrainien se maintenir tout au long de l'année prochaine, a dit Alexeï Vedev.

Le gouvernement tablait précédemment pour une levée de ces sanctions mi-2015.

"Cela signifie pour nous des marchés de capitaux fermés à la majorité des entreprises et des banques russes, ainsi que des conditions défavorables pour l'investissement avec des incertitudes et un manque de sécurité", a déclaré le vice-ministre de l'Economie.

Le ministère a par ailleurs revu à la hausse ses prévisions de sorties nettes de capitaux, à 125 milliards de dollars cette année contre 100 milliards précédemment et à 90 milliards l'an prochain au lieu de 50 milliards.

(Daria Korsunskaya et Lidia Kelly, Marc Angrand et Patrick Vignal pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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