La Russie pourrait finalement livrer ses S-300 à l'Iran

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MOSCOU, 20 janvier (Reuters) - La Russie pourrait finalement livrer son système de défense antimissile S-300 à l'Iran, honorant un contrat qu'elle avait annulé en 2010 à la suite de pressions occidentales, rapportent mardi des médias russes et iraniens. En visite à Téhéran, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choigou, a signé un accord de coopération avec son homologue iranien le général Hossein Dehqan, rapporte l'agence officieuse iranienne Fars, selon qui la livraison des S-300 permettrait aux deux pays de régler leurs divergences. L'agence de presse russe RIA s'est bornée à dire que la question avait figuré au menu des discussions. "Un pas a été franchi en direction d'une coopération dans les domaines de l'économie et des technologies de l'armement, au moins pour des systèmes défensifs comme le S-300 et le S-400. Nous allons probablement les livrer", a déclaré le général Leonid Ivachov, un ancien directeur du département de la coopération internationale au ministère russe de la Défense, cité par RIA. Le contrat des S-300 avait été annulé en 2010 par Dmitri Medvedev, alors président, dans le sillage des sanctions imposées par les Nations unies à l'Iran en raison de ses activités d'enrichissement de l'uranium. Ivachov a déclaré que les liens de la Russie et de l'Iran s'étaient récemment renforcés car les deux pays font face tous les deux à des sanctions de la part des pays occidentaux. Les missiles S-300 ont une portée de 300 km environ. (Thomas Grove, Parisa Hafezi; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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