La Russie et l'Otan constatent leurs "profonds désaccords"

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 (Actualisé avec ambassadeur russe, § 4-5-6) 
    BRUXELLES, 20 avril (Reuters) - Le Conseil Russie-Otan, qui 
se réunissait mercredi pour la première fois en près de deux 
ans, a illustré l'ampleur des désaccords entre Moscou et les 
Alliés sur la crise en Ukraine et l'avenir de la sécurité en 
Europe, a déclaré le secrétaire général de l'Alliance 
atlantique, Jens Stoltenberg. 
    "Lors de cette rencontre, il a été reconfirmé que nous 
étions en désaccord sur les faits, sur l'histoire et sur les 
responsabilités en Ukraine et autour de l'Ukraine", a-t-il 
rapporté devant la presse, évoquant de "profonds désaccords" 
entre les deux parties. 
    "De nombreux alliés ne sont pas d'accord quand la Russie 
essaie de présenter cela comme une guerre civile. C'est la 
Russie qui déstabilise l'est de l'Ukraine, apporte un soutien 
aux séparatistes, munitions, finances, équipements et aussi 
structures de commandement et de contrôle", a-t-il poursuivi. 
    L'ambassadeur de la Russie auprès de l'Otan, Alexander 
Grouchko, a estimé pour sa part qu'il ne pourrait y avoir 
d'amélioration des relations entre les deux parties tant que 
l'Otan ne réduirait pas ses activités militaires aux frontières 
avec la Russie. 
    Il a notamment reproché aux Etats-Unis d'avoir cherché à 
faire pression sur Moscou en déployant la semaine dernière en 
mer Baltique un destroyer (contre-torpilleur) lance-missiles de 
la Navy près de Kaliningrad, territoire russe enclavé entre la 
Pologne et la Lituanie.  ID:nL5N17G5BP  
    "Il s'agit de tentatives visant à exercer une pression 
militaire sur la Russie", a-t-il dit. "Nous prendrons toutes les 
mesures nécessaires, toutes les précautions pour contrebalancer 
ces tentatives de recourir à la force militaire." 
    Le Conseil Otan-Russie n'a jamais été officiellement 
suspendu mais sa dernière réunion remontait à juin 2014, deux 
mois après l'interruption par l'Alliance de sa coopération avec 
la Russie pour protester contre l'annexion de la péninsule 
ukrainienne de Crimée en mars. 
    Stoltenberg a dit espérer que cette instance de dialogue 
puisse se réunir à nouveau mais a précisé qu'aucune date n'avait 
été fixée. 
     
 
 (Robin Emmott; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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