La Russie en désaccord avec l'analyse de Trump sur l'Iran

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 (Ajoute déclarations § 6-9) 
    MOSCOU, 6 février (Reuters) - La Russie ne partage pas 
l'analyse de l'administration de Donald Trump qui voit dans 
l'Iran "l'Etat terroriste numéro un", a déclaré lundi Dmitri 
Peskov, porte-parole du Kremlin, ajoutant que Moscou entendait 
approfondir ses relations avec Téhéran. 
    "La Russie a des relations amicales de partenariat avec 
l'Iran. Nous coopérons sur un large ensemble de sujets, nous 
apprécions nos relations commerciales et nous espérons les 
approfondir", a dit Peskov devant la presse. 
    "Il n'est un mystère pour personne que Moscou et Washington 
ont des positions diamétralement opposées sur nombre de 
questions internationales", a-t-il poursuivi. 
    "Cela ne devrait pas être un obstacle pour instaurer une 
communication normale et des relations pragmatiques 
réciproquement bénéfiques entre la Russie et les Etats-Unis", 
a-t-il ajouté. 
    Interrogé sur la chaîne Fox News ce week-end, Donald Trump 
avait estimé que l'Iran nourrissait un "mépris total" à l'égard 
des Etats-Unis, justifiant ainsi sa décision d'imposer de 
nouvelles sanctions à la République islamique après un tir de 
missile balistique auquel elle a procédé. 
    Cité par l'agence RIA, l'ambassadeur de Russie à Téhéran, 
Levan Djagarian, a déclaré que la Russie était préoccupée par 
l'actuelle escalade rhétorique entre les Etats-Unis et l'Iran et 
qu'elle faisait de son mieux pour réduire les tensions entre 
Washington et Téhéran.  
    Le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a 
de son côté jugé qu'il serait trop risqué pour les Etats-Unis de 
vouloir renégocier l'accord de Vienne de juillet 2015 encadrant 
les activités nucléaires de l'Iran en échange d'une levée des 
sanctions.  
    "N'essayez pas de réparer quelque chose qui n'est pas 
cassé", a déclaré Riabkov dans une interview à l'agence 
Interfax. 
    Le vice-ministre a également préconisé le rétablissement de 
contacts directs entre les ministères et agences 
gouvernementales russes et américaines, des contacts gelés 
depuis la crise ukrainienne en 2014. 
 
 (Maria Tsvetkova, avec Denis Pinchuk; Pierre Sérisier et 
Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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  • ecerutti il y a 10 mois

    une autre pirouette de The Twit (ter) à prévoir ...

  • stricot il y a 10 mois

    "if it ain't broken don't try and fix it." Typiquement americain, c'est drole dans la bouche d'un officiel Russe...