La Russie doit limiter sa dépendance aux hydrocarbures, prévient Carlton Sélection

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(AOF) - Dans une note récente sur la Russie, Daniel Gerino, président et directeur de la gestion de Carlton Sélection, donne une idée du chemin que l'économie russe doit encore parcourir pour retrouver pleinement la confiance des investisseurs. "Le cercle vertueux consécutif au redressement des prix du pétrole est en marche. Pour autant, sans levée des sanctions internationales, l’économie russe ne pourra pas rebondir durablement", explique le gérant.

Certes, le sentiment est en train d'évoluer envers la Russie après le coup de froid enregistré l'an dernier : baisse de 3,25% du PIB, bond de l'inflation à 17%...

"L'indice RTS Index de la Bourse de Moscou s'est bien repris et s'envole de 12% depuis le début de l'année pour un investisseur russe et 26% pour un investisseur européen mais il perd 30% sur trois ans pour un investisseur européen ! Les réserves de change sont remontées de 350 milliards de dollars en mars 2015 à 400 milliards de dollars aujourd'hui. L'endettement public est faible, l'inflation qui caracolait autour de 17% l'an dernier est tombée à 8%. Le niveau des CDS adossé à la dette souveraine russe a également fortement baissé tout au long de l'année, de 250 points en mai 2016 à 200 points en octobre 2016, signe manifeste du retour de la confiance concernant la solvabilité de l'Etat russe. Le cours du rouble s'est également renforcé au cours des derniers mois", énumère Daniel Gerino chez Carlton Sélection.

Maintenant, l'enjeu pour la Russie est de diminuer sa dépendance aux hydrocarbures et d'accélérer la diversification de son économie. "Le chemin à parcourir est immense même si les services pèsent déjà 60% du PIB contre plus de 75% dans l'Union européenne", conclut le président et directeur de la gestion de Carlton Sélection.

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