La Russie confrontée à une violence policière endémique

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Un homme de 52 ans a été tué dans un commissariat de Kazan. Des enquêteurs ont été spécialement dépêchés par Moscou pour faire la lumière sur les faits.

Dans les commissariats russes, la torture reste une méthode confinant à la routine. La mort, début mars, dans un commissariat de Kazan, de Sergueï Nazarov, violé par les forces de l'ordre, oblige la hiérarchie policière à réagir, elle qui a plutôt pour habitude de protéger ses hommes. Pas moins de vingt-quatre enquêteurs moscovites ont déboulé dans la capitale du Tatarstan pour essayer de comprendre comment une escouade de policiers en est venue à sodomiser à l'aide d'une bouteille de champagne un homme de 52 ans, dans le seul but de lui faire avouer le vol - imaginaire - du téléphone d'une caissière de supermarché. Depuis, les témoignages à charge contre ce commissariat affluent. Trois enquêtes visant des faits similaires sont en cours et sept policiers ont été arrêtés.

Réseau de prostitution

Le mal est bien plus profond que celui incarné par les petits tortionnaires de Kazan, des jeunes âgés de 23 à 25 ans, diplômés de l'institut juridique et menant po

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