La Russie accuse l'Ukraine d'incursions en Crimée, parle de morts

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 (Actualisé avec précisions) 
    MOSCOU, 10 août (Reuters) - Le service chargé de la sécurité 
intérieure en Russie (FSB) a annoncé mercredi avoir repoussé 
deux incursions armées de l'Ukraine en Crimée et démantelé un 
réseau d'espionnage à l'intérieur de la péninsule annexée. 
    Le Service fédéral de sécurité (FSB) a accusé les forces 
spéciales ukrainiennes de préparer des attentats en Crimée, qui 
viseraient des infrastructures importantes. La Crimée a été 
annexée par la Russie en mars 2014. Le FSB annonce un bilan de 
deux morts : un de ses employés et un militaire russe.    
    "Le but de cette activité subversive et de ces actes 
terroristes était de déstabiliser la situation socio-politique 
dans la région en amont de la préparation et de la tenue des 
élections", a déclaré le FSB dans un communiqué. 
    Le FSB a annoncé avoir repéré un premier groupe de saboteurs 
dans la nuit de samedi à dimanche et précisé qu'un employé du 
FSB avait été tué en essayant de les arrêter. 
    Le FSB dit également avoir retrouvé 20 engins explosifs, des 
munitions, des mines et des grenades et démantelé un réseau 
d'espionnage ukrainien lors de l'opération. Des Ukrainiens et 
des Russes ont été interpellés. 
    Dans une deuxième opération aux premières heures de lundi, 
le FSB indique que l'Ukraine a tenté d'infiltrer deux groupes de 
saboteurs en Crimée, mais que ces groupes avaient été repoussés. 
    Un militaire russe est mort dans un "échange de tirs 
nourris" avec des forces ukrainiennes qui cherchaient à entrer 
en Crimée, appuyées par des véhicules blindés, a indiqué le FSB. 
    A Kiev, une porte-parole des services de renseignements 
militaires a démenti les accusations de la Russie. 
    Le FSB précise que la sécurité a été renforcée dans des 
lieux touristiques, des infrastructures stratégiques et le long 
de la frontière entre l'Ukraine et la Crimée après les deux 
incursions. 
    L'Ukraine souhaite récupérer la péninsule annexée il y a 
deux ans, tandis que Moscou affirme que la question n'a plus 
besoin d'être discutée. 
 
 (Lidia Kelly et Maria Tsvetkova et Pavel Polityuk à Kiev; Laura 
Martin pour le service français, édité par Danielle Rouquié) 
 
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