« La rupture technologique du véhicule autonome va transformer la façon dont l'industrie évalue les risques »

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Présentation de la voiture autonome Google à Mountain View (California) le 2 février 2015.
Présentation de la voiture autonome Google à Mountain View (California) le 2 février 2015.

Plus de 90 % des accidents de la route sont dus à des erreurs de conduite : si le véhicule autonome permet d’en réduire drastiquement le nombre, assurer les véhicules et leur conducteur sera moins nécessaire. Pas si simple, car la voiture sans conducteur génère de nouveaux risques, explique Noël Ghanimé, président de Mondial Assistance France.

Mercredi 10 août, le conseil des ministres a autorisé les voitures sans chauffeur à circuler sur la voie publique. L’essor des voitures autonomes – poussé par par entreprises comme Tesla, Google ou Volvo – est sans aucun doute l’avenir de l’industrie automobile mais il n’est pas sans poser un certain nombre de questions au secteur de l’assurance… La moindre n’étant pas sa mort, annoncée par nombre d’analystes – en langage geek, prononcer « ubérisation ».

Le milliardaire américain Warren Buffett, dont la holding, Berkshire Hathaway, détient l’assureur Geico, disait il y a peu lors d’un forum de dirigeants de l’automobile : « Notre activité assurance ne sera pas à la fête quand les voitures autonomes vont arriver, même si ce moment n’est pas pour tout de suite. »

Plus de 90 % des accidents de la route chaque année sont dus à des erreurs de conduite : si la mise sur le marché des véhicules autonomes permet d’en réduire drastiquement le nombre, on ne pourra que se féliciter de ce progrès. Il y aura aussi moins besoin d’assurer les véhicules et leurs conducteurs. Dans un rapport récent, le cabinet KPMG estime que la fréquence des accidents par véhicule pourrait être réduite de 80 % d’ici à 2040, conduisant à un taux d’environ 0,009 accident par véhicule. KPMG en conclut que le marché de l’assurance devrait en conséquence diminuer de 60 % d’ici à 2040.

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  • vazi il y a 4 mois

    ils vont tout faire pour prôner la responsabilité du conducteur pour que les primes d'assurances continuent à remplir les caisses. Pourtant le logiciel détectera notre possibilité ou pas, donc la responsabilité ne doit pas être au conducteur mais au constructeur comme le dit VOLVO

  • b.renie il y a 4 mois

    La voiture autonome éliminera les accidents du au coup de sang des mauvais caractères qui jugent que les autres conduisent mal en respectant strictement le code de la route. Ce sont toujours les mêmes qui sont accidentogènes J'ai parcouru 1.5 millions de km sans provoquer aucun accident J'en ai eu deux parce qu'on m'est rentré dedans Les risques de la voiture autonome Le déraillement du système informatique la fiabilité à 100% n'existe pas Puis le piratage par malveillance Donc je m'abstiendrai

  • monjohn il y a 4 mois

    J’achèterai une voiture autonome le jour où je la verrai reculer dans un box avec une remorque.