La ruée vers le minerai fait le bonheur de TMS

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IMPORT-EXPORT LE DISTRIBUTEUR DE PIECES DE RECHANGE A ENREGISTRÉ UNE FORTE CROISSANCE L'AN DERNIER ET JUGE SES PERSPECTIVE 2008 EXCELLENTES


La ruée vers le minerai fait le bonheur de TMS


S'il est malheureusement trop fréquent que les PME cotées en Bourse affichent des résultats inférieurs, voire franchement inférieurs, a leurs prévisions initiales, ce n'est manifestement pas le cas de TMS qui, année après année depuis son introduction sur le Marché libre parisien, en 2003, aligne les bonnes surprises.


L'an dernier, ce distributeur liégeois de pièces de rechange pour camions et engins de chantier a vu ses ventes et prestations consolidées augmenter de 48%, a 54,6 millions d'euros, alors qu'il y a juste un an, son patron, Alain Smets, tablait modestement sur une croissance de l'ordre de 20%. Parallèlement, le bénéfice d'exploitation de TMS a bondi de 60%, a 5,4 millions d'euros, et son profit imposable de 67%, a 3,4 millions. Enfin, son bénéfice net s'est apprécié de 72%, a 2,15 millions ou 1,40 euro par action.


En conséquence, les dirigeants - qui sont aussi, avec 70% du capital, les actionnaires majoritaires de l'entreprise - proposeront a l'assemblée générale du 27 mai de relever de 30%, à 0,65 euro, le dividende brut.


Deux facteurs expliquent la réussite de TMS : l'expansion continue des marchés auxquels la société s'adresse, ainsi que les succès accumulés par ses équipes pour pénétrer et s'installer sur ces marchés. Le contexte mondial est lié a la ruée sur les minerais et, partant, à l'exploration de nouveaux gisements.


Tout bénéfice pour la firme d'Alleur, qui a su tirer profit de l'enseignement qui veut que lors de la fameuse ruée vers l'or californien de 1848, ce furent surtout les marchands de pelles, de pioches et de tamis qui s'enrichirent.


En Afrique ou en Russie, où l'exploration bat son plein, TMS a vu l'an dernier ses revenus exploser. En Europe de l'Est, ses affaires ont été dopées par le boom qui favorise les chantiers polonais. Et le marché belgo-luxembourgeois a généré des revenus supérieurs de 38%.


« Dans ce cas, la progression résulte essentiellement de notre meilleure implantation chez les partenaires », précise Smets.


Enfin, la filiale américaine (ex-Raglan) a aussi apporté son écot a la performance d'ensemble, avec une croissance des ventes de l'ordre de 20% « hors interco », à 7,8 millions. Hors interco ? « Compte tenu de la faiblesse récurrente du dollar, nous achetons énormément de matériel a notre filiale. Cola nous permet globalement de nous prémunir de ce risque », explique Smets. Selon lui, l'évolution erratique du dollar a coûté 7 a 8% de croissance l'an dernier. Mais son impact sur la rentabilité est en revanche limité, neutre même. « Il s'avère a posteriori que le rachat de Raglan, au moment où l'euro valait 1,20 dollar, fut une idée géniale. Hormis le coût lié a la couverture de change, ça nous donne un avantage évident sur nos rivaux européens. A tel point que si nous étions passés à côté de cette opportunité, il est vraisemblable que nous aurions aujourd'hui perdu notre marché russe et une partie de nos débouchés africains. Et si le rapport euro/dollar, devait s'inverser, nous n'aurions qu'à agir de même pour alimenter leurs ventes sud-américaines », complète le dirigeant.


Bref le baromètre est au beau fixe. « Nous sommes extrêmement optimistes pour 2008. Si l'on se réfère aux projets en cours et à l'activité des trois premiers mois, il n'est pas déraisonnable de tabler sur des ventes et prestations annuelles de l'ordre de 75 millions d'euros et sur un bénéfice imposable de 4,5 millions (+36%), car notre marge augmente plus vite que nos revenus », commente-t-il.


Quatre nouveaux points de chute - Espagne, Brésil, Ukraine et Ethiopie-, une position de plus en plus compétitive, des marches en plein boom et de nouveaux partenariats sont censés l'y aider.


Degroof à l'achat

Les excellents résultats et perspectives de TMS ont en tout cas convaincus le département d'analyse financière de la Banque Degroof. Dans son « update » daté du 8 avril, Marc Leemans, qui suit la valeur (MLTMS.PA) depuis son entrée en Bourse, la recommande l'achat avec un objectif de 28,90 euros. Attention, toutefois, le marché est très étroit !


Fabian Lacasse – L'Echo du Vendredi 11 Avril 2008, page 6




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