La ruée des étudiants sur les stages d'été

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La crise a accru la ruée des étudiants vers l'entreprise. Pragmatiques, ils cherchent des sociétés connues pour doper leur CV.

Benjamin, 24 ans, a frappé fort pour son tout premier stage. Étudiant en master de finances, il a décroché «un stage d'été en or dans une banque de la City à Londres». Ses copains de promo l'envient. Comment a-t-il eu ce stage? «Parce qu'il connaissait quelqu'un», dit-il. Rien de surprenant! Exigés par les écoles mais aussi de plus en plus souvent recommandés aussi par les universités, les stages d'été s'arrachent. Rien à voir avec le job d'été d'antan qui servait à se payer des vacances au soleil avant de regagner les amphis.

Avec la crise, le stage d'été n'est pas un complément alimentaire. Il doit pouvoir «doper» un CV, bluffer un recruteur, illustrer le parcours d'une personnalité qui babille dans toutes les langues. Tout un art. Au point même que se développe depuis deux ou trois ans un réel «business» du stage . Des entreprises proposent aux étudiants contre quelques centaines d'euros de leur trouver un stage plutôt haut de gamme dans le pays de

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