La route française sans crédits

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Les hivers rudes et l'entretien des voies, supporté par les départements et moins par l'État, menacent la qualité du réseau.

Charles Trenet adopterait sans doute un tempo moins guilleret s'il pouvait chanter Nationale 7 aujourd'hui. À cela une bien mauvaise raison, les nationales, dont le maillage est vital pour l'activité économique du pays, souffrent d'une baisse sensible des crédits d'entretien. C'est même une peau de chagrin qui ne masque plus les trous du bitume et engage la sécurité des usagers. Sans nul doute concernée, l'Union des syndicats de l'industrie routière française (Usirf), qui regroupe les 1421 sociétés travaillant à la construction et l'entretien des routes, a dernièrement souligné la baisse constante de son volume d'activité. La loi de finances 2011 n'a pas apporté hélas de changement. Elle alloue, en effet, aux nationales et aux autoroutes gratuites (non concédées à des sociétés privées) 227 milliards d'euros pour leur entretien, alors que ce budget était de 335 milliards d'euros l'année précédente et de 424 milliards d'euros en 2009. Avec une t

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