La route de Bolasie

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La route de Bolasie
La route de Bolasie

Débarqué à Everton cet été après quatre ans passés à Crystal Palace, Yannick Bolasie s'apprête à retrouver ses anciens potes vendredi soir à Goodison Park. Entre une nouvelle marche, un costume de MC et quelques galères. Direction la route de Yala.

La photo de famille est aujourd'hui datée. C'est en partie ici que Crystal Palace a puisé les bases de ce qui constitue sa colonne vertébrale depuis son retour en Premier League en août 2013. On y voit le gardien argentin Julián Speroni, Joel Ward, le costaud Damien Delaney, Mile Jedinak ou encore Wilfried Zaha. Un pas sur le côté laisse apparaître la silhouette de Ian Holloway, son costume, son sourire habituel et sa dégaine à la Eddie Marsan. Il aura donc fallu attendre huit ans et un penalty claqué par le vétéran Kevin Phillips en prolongations contre Watford (1-0) en finale de playoffs pour revoir les Eagles en Premier League. La fête a eu lieu le 27 mai 2013, à Wembley, mais ce jour-là, Yannick Bolasie s'était contenté de mater ses potes s'activer sur la piste. Jusqu'ici, il avait pourtant été un boulon intouchable du rayon offensif aux côtés de Zaha et de Glenn Murray, blessé pour la finale. Son histoire a longtemps été comme ça, entre des courses rapides et des trajectoires variées.

Comprendre la vie de Yannick Bolasie revient à aller au duel avec un homme qui a une vision singulière du quotidien d'un footballeur d'un un monde souvent trop aseptisé. Lui aime raconter qu'il ne veut pas "avoir le style de vie d'un Eden Hazard, par exemple " là où il vivait dans une maison normale à Ickenham, dans le nord-ouest de Londres lorsqu'il jouait à Palace. Il s'impose également un régime strict où il note dans un carnet son "nombre d'heures de sommeil, ce qu'il a mangé au petit-déjeuner, au déjeuner, au dîner, les protéines après l'entraînement" selon une grille d'évaluation personnelle. Bolasie sait avant tout d'où il vient, de Lyon d'abord avant de partir rapidement avec ses parents à Londres lorsqu'il était bébé, mais surtout un peu du Congo avec qui il a longtemps repoussé les joutes internationales avant de le faire pour honorer son père, Gaby Yala, un ancien international espoir congolais. Sauf que cet été, à force de grosses copies rendues, Yannick Bolasie a quitté Crystal Palace où il avait explosé pour rejoindre Everton et devenir le deuxième joueur le plus cher de l'histoire des Toffees. Loin de la terre grasse.

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