La Roumanie, un nouveau mouton noir pour l'UE

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Après la Hongrie, le pays donne du fil à retordre à l'Union européenne qui ne peut que constater la difficulté de certains pays postcommunistes à s'arrimer à ses valeurs fondatrices.

Faut-il être pessimiste et titrer, comme l'hebdomadaire 22, «Adieu l'Europe»? Après la Hongrie de Viktor Orban, la Roumanie de Victor Ponta donne du fil à retordre à l'Union européenne qui avait pourtant d'autres chats à fouetter. Le Hongrois est de droite, le Roumain se dit de gauche, mais tous deux démontrent la fragilité de la construction européenne et la difficulté d'arrimer certains pays postcommunistes aux valeurs qui fondent l'UE.

Les rodomontades nationalistes du libéral Crin Antonescu ou de Victor Ponta («Mme Merkel ne vote pas en Roumanie») suffiraient à l'illustrer. Tout comme une violence verbale «digne des années 1990» selon le journal Evenimentul Zilei. Les métaphores de Victor Ponta, taxant Basescu de «président des voleurs», ou de Crin Antonescu, traitant le président déchu de «parasite d'État», prêteraient à sourire si elles ne reflétaient, selon l'ancien ministre des Affaires étrangères Teodor Baconschi, «des mentalités incapables

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