La roue de la Concorde, nouveau litige entre Paris et les forains

le
0
 (Actualisé avec déclarations de Marcel Campion et Julliard, §§ 
7 et suivants) 
    PARIS, 9 novembre (Reuters) - La mairie de Paris a ouvert un 
nouveau chapitre dans son bras de fer avec les forains en 
annonçant jeudi son souhait de supprimer d'ici à l'été 2018 la 
grande roue de la place de la Concorde pour des raisons 
officiellement liées au respect du patrimoine et à la 
circulation des piétons. 
    L'exécutif municipal va soumettre au Conseil de Paris une 
proposition allant dans ce sens, le 20 novembre, dans un 
contexte déjà tendu entre la maire, Anne Hidalgo, et les 
propriétaires d'attractions, qui ont mené en début de semaine 
des opérations escargot autour de la capitale.   
    Ils dénonçaient la fin du marché de Noël des Champs-Elysées, 
un événement organisé jusque-là par Marcel Campion, également 
exploitant de la grande roue. 
    Le voeu qui sera soumis le 20 novembre aux conseillers 
parisiens "prévoit de mettre un terme à l'installation de cette 
grande roue d'ici à l'été 2018", fait-on savoir dans l'entourage 
d'Anne Hidalgo, confirmant une information de RTL. 
    "Cette proposition vise à ce que la place de la Concorde 
retrouve pleinement son caractère patrimonial, auquel de 
nombreux Parisiens et associations rappellent régulièrement leur 
attachement", ajoute-t-on.  
    La mairie souhaite également faciliter "la circulation des 
piétons dans ce secteur très touristique", dit-on encore.  
    Marcel Campion s'est insurgé contre cette décision, preuve 
selon lui que "la mairie veut éliminer les forains de Paris". 
    "Je dis depuis quelques temps que c'est un règlement de 
comptes", a-t-il déclaré sur BFM TV. "J'espère que les élus à 
Paris ne vont pas se laisser prendre comme la dernière fois et 
qu'ils vont comprendre ce qui se passe". 
    Toujours sur BFM TV, le premier adjoint d'Anne Hidalgo a 
assuré qu'il ne s'agissait pas d'une "mesure de rétorsion" et a 
fait le parallèle avec la grande roue de Londres, le London Eye, 
qui se fond nettement mieux dans le décor à ses yeux. 
    "La qualité, l'exigence esthétique ne sont pas suffisamment 
au rendez-vous. Donc on va réfléchir dans les mois et années qui 
viennent", a souligné Bruno Julliard.  
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant