La révolution satirique de l'internet vietnamien

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La révolution satirique de l'internet vietnamien
La révolution satirique de l'internet vietnamien

Au Vietnam, un blog critiquant le régime communiste risque de vous envoyer derrière les barreaux. Mais une image satirique de Cendrillon se moquant de l'élite au pouvoir? elle a des chances de passer les foudres des censeurs.Bien plus que les dizaines de dissidents blogueurs emprisonnés, les 33 millions d'internautes du pays, avec l'arme de l'humour et un ordinateur portable, sont ainsi les moteurs de changements sociaux, selon les experts.La ministre de la Santé Nguyen Thi Kim Tien, critiquée pour une série de morts de bébés après des vaccinations de routine, a ainsi fait l'objet de photos peu flatteuses avec les mots "Sans moi, comment prospèreraient les services funéraires?"."Les jeunes qui créent et qui partagent ces images ne voient pas ça comme du militantisme. Ils ne font pas nécessairement campagne pour quelque chose, ils font juste des blagues", commente Patrick Sharbaugh, spécialiste de la culture numérique. "Un ersatz de société civile émerge de tout ça", insiste-t-il.Dans un régime à parti unique, où les hauts-parleurs diffusent dans les rues les informations officielles deux fois par jour et où les médias sont contrôlés par l'Etat, l'internet crée un espace pour la société civile.Au premier rang de cette révolution se trouvent les "mèmes", idées ou contenus détournés ou modifiés avant d'être rediffusés.S'ils ne sont pas aussi répandus qu'aux Etats-Unis ou en Chine, il y a une marge de progression importante, note Ben Valentine, du site internet spécialisé The Civil Beat. "C'est très excitant (...). Alors que la censure est extrêmement nocive socialement, elle peut provoquer une intense créativité".Empêcher la propagation de ces contenus est un défi pour le gouvernement. Facebook fait déjà l'objet d'un blocage partiel et informel, facilement contourné par quelque 22 millions de Vietnamiens ayant un compte. Interdire totalement le réseau social ...

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