La révolution François : 5 raisons d'en douter

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Le pape François lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre.
Le pape François lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre.

Si, en quelques mois, le pape François a réussi à lancer une grande réforme de l'Église - et, avant tout, une révolution des esprits (lire partie 1) -, son entreprise se heurte à de nombreux conservatismes ancrés.1. François reste prisonnier des lourdeurs du VaticanCertes, Jorge Bergoglio a pris, et vite, des initiatives fortes pour bousculer le fonctionnement du Saint-Siège. Mais la tâche est colossale. Comme le note Isabelle de Gaulmyn, journaliste à La Croix et longtemps en poste au Vatican, dans son incisif François, un pape pour tous (Seuil), "la curie donne le sentiment d'une gérontocratie apeurée et retranchée derrière les murs du Vatican". Un constat largement partagé. Mais force est de constater que c'est cette même curie qui a demandé à l'un des siens de la remodeler. Jusqu'où ? Voilà "la" question. Plus problématique est l'inertie de l'administration du Vatican, qui emploie 4 500 agents, dont la plupart sont italiens et n'ont aucune envie de quitter leur poste. "Travailler à la curie est une place recherchée, souligne Isabelle de Gaulmyn. Les salaires y sont garantis, les retraites confortables. Enfin, un emploi au Vatican donne droit à deux cartes vertes qui permettent d'entrer dans le minuscule État de quarante hectares et de bénéficier d'une essence détaxée et d'exemptions fiscales, mais aussi de faire les courses à la Nonna [grand-mère en italien, NDLR]." La Nonna ? Un magasin de produits...

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